Les affres de l'esprit [PV Saykanel Rokar]

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MessageSujet: Les affres de l'esprit [PV Saykanel Rokar]   Jeu 30 Juin - 13:00

Les affres de l'esprit



Une obscure forêt accueille votre corps immobile. Quelques étranges totems, taillés dans un bois charbonneux, sont gravés de symboles pareils au vôtre.
Nulle échappatoire, seulement une infinité de chemins menant on ne sait où.
Un brouillard épais vous empêche même d'utiliser à votre avantage les étoiles constellant la voûte céleste. Vous êtes livré à vous-même, sans possibilité, aucune, de parler à haute voix. Juste de penser, de vous perdre dans les méandres de votre esprit, cet esprit même qui causera votre perte... ou votre salut.

Plus la peur grandira en vous et plus les menaces seront grandes. Bienvenue dans la brèche onirique, Saykanel, l'une des innombrables passerelles entre Eznoria et l'antre de vos pires cauchemars...
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Saykanel Rokar
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MessageSujet: Re: Les affres de l'esprit [PV Saykanel Rokar]   Jeu 30 Juin - 13:50

Je n'ai pas de bouche et je veux hurler.
Je hurle, je crie et aucun son ne s'élève. Je suis seul. Je ne vois quasiment rien, je ne sens rien. Je n'ai pas chaud, je n'ai pas froid. Je ne ressens rien. Je me demande si j'existe encore. Si la magie était trop pour moi. Si je me suis accidentellement tué. Si je suis dans un enfer.
J'inspire et je ne sens pas d'air. J'expire et mes poumons sont vides. Je me noie dans du vide.
Je lève les yeux, je cherche une étoile, une lumière et je ne vois que la nuit. Je ne vois que cette étendue terrible, un océan d'infini, des abysses célestes ponctuées par une écume de brouillard.
Et cela me calme. Je ne sens pas mon cœur battre, je ne connais pas sa vitesse, mais je sens mon esprit s’apaiser.
Lorsque tu chasses, ne panique jamais. Ne pense qu'à ta proie morte, oublie tout le reste.

Les leçons de père me sont utiles finalement. Est-ce que cela m'aide ? Je ne suis pas sûr. Cette pensée me terrasse. Je ne suis pas sûr d'être calme, je ne sens pas. Je décide de ne pas penser à moi même, de penser à l'extérieur, je regarde.
Mes yeux s'habituent à l'obscurité. Ou est-ce que cet endroit s'illumine ? C'est au fond sans importance. Je garde cette pensée : Moins je pense, plus je contrôle. Si je m'attarde à essayer de comprendre ce qui m'arrive, je me perdrais moi-même, je paniquerais.
Je laisse mon instinct me diriger. Je regarde et je vois des totems. Je passe mes doigts sur leur bois, je sens les symboles sur mes doigts. Que sont-ils ?
Ne pas réfléchir, ressentir, laisser faire l'instinct.
Je vois une multitude de chemins. Par instinct, j'en choisis un et je commence à m'avancer.
Où suis-je ?
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MessageSujet: Re: Les affres de l'esprit [PV Saykanel Rokar]   Lun 4 Juil - 1:15

Le sentier étriqué dans lequel vous vous engagez s'ouvre sur une clairière, bien plus lumineuse que tout ce qui vous entourait jusque là. Pourtant, une aura malsaine s'en dégage, étouffante, vous ôtant presque toute vivacité. Votre gorge, jusqu'ici insensible, se met à brûler intensément et un liquide noirâtre, au goût de sang, se déverse à l'intérieur telle une marée vous asphyxiant. Pliant l'échine, vous vous retrouvez au sol, à tousser bruyamment jusqu'à ce qu'une flaque pourpre vienne colorer la terre sous vos pieds. Les ondes stagnent, votre reflet apparaît en son centre. Indescriptible, impensable. Vous êtes une monstruosité sans pareille, d'étranges mutations physiques se sont emparées de votre corps, le rendant à jamais boursouflé, difforme, immonde. Les émotions ont quitté vos traits, vos yeux ne reflètent que le vide, que la haine. Votre peau, purulente et rocailleuse accueille une lave rougeoyante, craquelant ici et là, pénétrant votre chair, révélant vos entrailles à la vue de tous.

- Regarde-toi. Regarde-toi Tog'wall. Tu es voué à devenir une horreur de la nature... Ne vois-tu pas ton père, pleurer à chaudes larmes un fils qu'il ne reconnait plus ? Il préférerait te savoir mort que transformé en cette créature-là... si nauséeuse.

D'où vient cette voix ? L'incompréhension vous ronge tandis que votre reflet apporte aussitôt une réponse : vous. Vous vous parlez à vous-même, votre esprit se divise. Votre Peur est désormais votre jumeau maudit.
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Saykanel Rokar
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MessageSujet: Re: Les affres de l'esprit [PV Saykanel Rokar]   Lun 4 Juil - 12:56

J’avance dans le sentier. Je ne sais pas combien de temps je marche. La notion du temps m’échappe un peu. Complètement. Mais je finis par voir la lumière. Au début je suis heureux de trouver une clairière mais quelque chose s’en dégage de mauvais. Quelque chose qui me donnerait presque envie de retourner à la forêt. Ma gorge me brûle. Je ressens quelque chose.
Je vomis, je tousse. Un sang malsain s’écoule de ma bouche, entre deux couleurs. Et je regarde un étranger dans le liquide. J’ai vomi un reflet d’horreur. Je vois un monstre difforme. Il me parle, il me provoque. Je peux m’exprimer.
Je suis vomi, je suis toussé. Je nais d’un sang malsain s’écoulant de sa bouche, entre deux couleurs. Et je le vois de l’autre côté. Il m’a vomi. Il est monstrueux, difforme. Je lui crache ma haine.
« Regarde-toi. Regarde-toi Tog'wall. Tu es voué à devenir une horreur de la nature... Ne vois-tu pas ton père, pleurer à chaudes larmes un fils qu'il ne reconnait plus ? Il préférerait te savoir mort que transformé en cette créature-là... si nauséeuse. »
J’entends des mots que je ne voulais pas entendre mais j’entends. J’envoie mes griffes à travers le reflet, ne faisant rien d’autre que m’éclabousser. Je dois répondre mais le mot de « père » me gifle, me brûle. Je ne vois que cela.
« Le jour où père pleurera, il neigera en Ermurag…Je ne suis pas une horreur. Je ne suis pas…
- Bien sûr que si. Regarde bien. »
Et à l’intérieur de la flaque, il est sur un trône. Il est plus grand que moi, plus fort que moi, les flammes sont plus grandes chez lui. Il tient ses genoux une humaine avec une chaîne autour du coup, plante ses griffes dans son ventre et entreprend de la dévorer.
Il est sur son trône d’obsidienne et ses cornes sont une couronne. Il boit le vin que d’autres esclaves lui apportent. Cloué au mur, je vois un hajhira suppliant qu’on le tue. Je le reconnais. Anva’ar Kordrak.
Un homme brûlé sur la totalité du corps, rendu difforme, apporte le repas. Il est méconnaissable mais je le reconnais. Marn Arkonnen.
Je vois une horde infernale, des trolls devenus fous portant épées et cimeterre, je reconnais ma famille et je les vois descendre vers les villages humains, égorgeant et pillant tout ce qu’ils trouvent.
Je vois le temple de Klavos mis à sac, je vois mon reflet prendre une longue masse et décapiter la statue du dragon.
Je le vois y faire poser son trône et s’assoir sur la carcasse d’un dieu.
Je chasse la vision. Je me recentre sur ma vérité. Je ne suis pas cette créature. Il n’est pas moi. Je ne suis pas un meurtrier.
« Vraiment ? Et les bandits ?
- Des voleurs.
- Tu as jeté une fourche en travers du corps de l’un, brûlé l’autre, cassé la colonne vertébrale du troisième et transpercé le dernier. Quatre morts.
- Des voleurs, ça ne compte pas.
- Comme c’est commode… Une vie n’est une vie que si elle est honnête. Mais qui décide de l’honnêteté ? Le puissant Saykanel ! Le dieu des flammes juge, sème et prend la vie. Il vous offre le monde et les lois auxquelles vous devrez obéir !
- La ferme, la ferme ! Ils auraient tué…
- Peut-être. Peut-être que c’était justifié. Mais as-tu seulement réfléchi ? As-tu seulement hésité à prendre leurs vies ? Ne t’inquiète pas va, ce n’étaient que de pathétiques humains. Et un hajhira. Leurs vies sont si courtes de toute manière. Un peu plus, un peu moins ?... »
Je recule, tétanisé, mais je ne vois que lui.
« Tu es répugnant, sans âme, corrompu jusqu’à la moelle et hypocrite, admets-le. »
Et je me rappelai. Je me rappelai le jour où moi et Terkan avions emmené la jeune Arkensha voir sa première aurore de nuit. Je me rappelai la punition de mère et je me rappelai comme moi et mon frère nous étions regardés en nous disant que ça valait la peine d’être privés de viande pendant un an.
Je me rappelai le jour où j'avais assisté ce marchand perdu dans les montagnes, malgré le fait qu’il m’ait traité de monstre.
Je me rappelai enfin de la vie que j'avais sacrifiée pour sauver ces voyageurs que la tempête allait tuer.
« Hypocrite… Oui. Peut-être. Probablement. Mais je ne suis pas un sauvage. J’admets que je prends plaisir à faire souffrir mes ennemis, que je suis soulagé quand je tue un adversaire, mais ça ne fait pas de moi un monstre. Ça fait de moi un survivant. Je ne suis pas un roi, je ne suis pas un pillard, je ne suis pas un sadique. Je suis un survivant. Je fais ce que je juge nécessaire à ma survie et à celle de ceux que je prends sous ma protection.
- Dans ce cas, quelle est la différence entre Xior et toi ? Tu le hais. Tu le hais parce que tu l’as vu tuer un voleur d’un coup de hache quand tu avais sept ans. Parce que tu l’as vu tuer un de ses amis quand il a appris que le pauvre Xern avait refusé l’hospitalité. Ne réponds pas, je connais la réponse. Tu es faible, pas lui. Chaque fois que tu regardes ton père, tu vois ta propre médiocrité et ta lâcheté. »
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MessageSujet: Re: Les affres de l'esprit [PV Saykanel Rokar]   Ven 22 Juil - 11:56

La voix se meurt, elle savoure son impact. Jubile des maux causés, laissant défiler alors des images et des scènes. Votre famille, tous les actes ayant pu vous faire balancer sur le fil si fin du bien et du mal. Puis un mot, inlassablement prononcé :

- Mourir... Mourir... Mourir...

Il résonne, telle une entité malfaisante à travers le lieu puis, dans votre tête. Un bourdonnement incessant qui pourrait vous rendre fou. Cependant, un fragment luminescent vient à apparaître. Il semble orné de symboles sacrés. Vous ne les avez lu nulle part mais votre intuition vous souffle cette idée : l'évidence même.
L'étrange objet, tournoyant légèrement dans l'air, finit par atterrir délicatement sur le sol, provoquant une gerbe de lumière étincelante. Un bruit sourd vous fait comprendre qu'il se fixe et que rien ni personne ne pourra l'enlever de cette place choisie. Puis, une étrange gélatine noirâtre dévore chaque parcelle du fragment pour, tout à coup, se figer. Vous apercevez à travers elle un parterre enneigé, comme celui se trouvant aux abords de votre demeure familiale. Serait-ce... un passage ? Pour autant, il semble incomplet.

- Bien fou celui qui osera franchir la Porte. Les éclats éparpillés doivent être rassemblés. En vos peurs, la clé sera dissimulée.

Une voix douce et cristalline semble s'adresser à vous.

- Va, voyageur. Va pourfendre la noirceur de tes spectres.

Silence. Tout semble à nouveau paisible, la flaque a disparu, comme par enchantement. Ne reste plus que vous et ce chemin, au devant. Vous ne l'aviez pas aperçu, auparavant. Quoi que... lui non plus.
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Saykanel Rokar
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MessageSujet: Re: Les affres de l'esprit [PV Saykanel Rokar]   Dim 24 Juil - 9:08

Il disparaît avec son sourire mortel. Je n’entends plus sa voix et une autre la remplace. Un mot est chuchoté.
Un objet tournoie, un fragment. Il se recouvre et je vois dans la nouvelle flaque ma maison, mon chez-moi. Je peux rentrer ? Non. La voix est claire. Il me faut les éclats. A partir d’eux j’aurai la clef. Je pourrais rentrer.
La clef. La clef à partir des éclats. Les éclats dissimulés dans…Dans mes peurs ? Le chemin s’ouvre devant moi. La route. Je n’ai pas le choix. Soit je reste éternellement dans cet endroit soit je vais affronter ce qui m’attend au bout de ce chemin, rassembler les éclats.
Je chasse les pensées et je marche. Les arbres semblent avoir des yeux. Non…Les feuilles semblent avoir des yeux. Ils regardent mon trajet. Je continue d’avancer.
Devant moi se tient un arbre, en plein milieu du chemin. Un vieux Deorl s’élevant jusqu’à perte de vue. Je cherche à le contourner et j’entends un choc. Je me retourne.

Une étrange boule est tombée. Un cône plutôt. Il fait un mètre de diamètre. J’entends un bourdonnement. Je comprends. Je hurle.
Une ruche de Klokt. Les affreux insectes volants sortent en masse de leur monstrueux nid. J’ai envie de hurler, de courir. Je ne dois pas. Ils volent vers moi, vrombissent, piquent mes yeux, ma gorge, mon cou. Quand j’ouvre la bouche pour hurler, l’un d’eux y rentre, pénètre ma gorge et y plante son dard.

Je me sens boursouflé, hideux, la douleur est vive sur chaque parcelle de mon corps, ils n’épargnent rien.
Et je me rappelle. Je suis un tog’wall. Je suis le tog’wall des flammes.

Je brûle. Le feu part de mes griffes et se répand sur ma fourrure. Les insectes meurent les uns après les autres. Je me mets à quatre pattes pour vomir celui qui s’était logé dans mon estomac et l’écrase. J’ai mal, atrocement mal. Les insectes m’ont blessé, affaibli. Je me sens atrocement laid. Je continue sur le chemin. Je ne presse pas la marche, je suis ferme mais précis dans mes mouvements. La douleur est trop atroce et trop répandue. Une douleur localisée serait plus supportable.
Je prends les griffes de mon bras gauche et les enfonce dans ma cuisse. Une autre leçon de père.

Le meilleur moyen de gérer une douleur insupportable est de l’échanger contre une douleur supportable, ton corps se concentrera sur la plus récente, la plus vive et, en comparaison, tu ne sentiras pas l’autre. J’ai appris ça en gérant les morsures de Skura. Leurs dents sont comme des aiguilles.

C’est supportable. Je continue.

Puis ma vision s’assombrit. Les ombres autour de moi. Les peurs mentionnées ? Elles se matérialisent sous mes yeux.

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MessageSujet: Re: Les affres de l'esprit [PV Saykanel Rokar]   Sam 30 Juil - 11:50

Elles tourbillonnent autour de vous, semblent vous observer. Et pourtant, ne sont-elles pas dépourvues d'yeux ? De visage ? Ces spectres des ténèbres viennent à s'assembler pour n'être plus qu'une seule et unique entité. Ni divine, ni bienfaitrice, ni connue des hommes et créatures peuplant Eznoria. Une aura, noire, malsaine transpire de cet être à la fois présent et absent. Puis, comme pour s'imposer d'autant plus à vous, comme pour... se confronter à vous, il se matérialise. Cet aspect gélatineux qui, vous le savez, dévorait votre unique échappatoire. Dans cette matière se modèle peu à peu trois visages. Ou, du moins, c'est là ce qui s'en rapprocherait le plus. Tout demeure évasif, esquissé, insaisissable.

- Tog'wall. Te voici là... enfin ! Trop de temps s'est écoulé depuis la venue d'un étranger en ces... lieux.

Cette voix, encore une autre. Cette fois-ci, elle semble cynique, vous rendant à la fois impuissant et indigné. Aussi blessante qu'un rasoir. Non, le serait-elle vraiment ? Des plaies empourprées s'ouvrent un peu partout sur votre corps. L'équilibre des deux douleurs se voit rompu, le calvaire redevient réalité. Lancinant.

- L'attente, l'ennui sont mes pires ennemis... Dès lors que l'un d'eux me submerge, il me faut... évacuer, oublier ! L'oubli est délicieux, n'est-ce pas ? Ne l'utilises-tu pas toi-même, petit monstre ? Oh, ne fais pas cette tête, ce n'est qu'un jeu, rien de plus ! Savoure-le, vois comme il m'est préciiiieux.

Une onde vous déchire les entrailles, vous tord, vous contracte. Vous n'êtes plus qu'un pantin malléable.

- Trop longtemps nous nous sommes terrés après la Guerre. Trop longtemps nous avons œuvré dans l'ombre, nous nourrissant de pauvres cauchemars sans autre saveur que l'amertume. Les tiens, toi... vous redécouvrirez la Peur. Vous redécouvrirez ce qui a été et ce qui sera. Sens-tu ce pouvoir qui émane de ma personne ? Ce pouvoir qui te réduit en un rien pourrissant ? Garde-le en mémoire. Il renaîtra, petit monstre. Sans que tu n'y puisses rien changer.

Une poussière se volatilise. Elle n'est plus. Plus rien n'est. Vous êtes dans un vide absolu, d'un blanc incandescent qui vous perd et vous rappelle votre petitesse, votre insignifiance.

HRP:
 
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MessageSujet: This is the end, my only friend, the end.   Dim 31 Juil - 12:27

La voix me vrille les oreilles, insupportable, grandiose, magnifique dans la terreur qu’elle créé. Suis-je face à un dieu ? Ça y ressemble. Pas un dragon. Un des faux dieux Elyakies ? Non, ce ne sont que des cadavres glorifiés, pas cette créature d’incroyable puissance.  La guerre ? Quelle guerre ? Nous ? Je ne comprends pas ce qu’il dit, du moins je ne vois pas le tableau. Je vois les motifs qui le composent. La peur, le retour d’un mal ancien. A quel point es-tu ancien créature ?
Je ne suis plus rien. Autour de moi, le blanc est aveuglant. Je dérive. À quoi bon ? Mourir ici ne serait pas si horrible. Pas si déplaisant.
À quoi bon perdre mon temps à espérer quand le sommeil serait plus agréable, plus doux. Je comprends que l’espoir est l’un des grands maux, une terrible illusion, et le réconfort qu’on trouve dans l’inévitable. Pas étonnant que le dragon de l’espoir soit le dragon de la guerre et du feu, les trois concepts partagent une cruauté destructrice.

L’espoir revient cependant me mordre en plein cœur, comme un Ibu énervé, j’ai l’impression de saigner.

Mon seul espoir. Je me dis que je suis atrocement faible malgré tout et cet endroit me fait réaliser à quel point je suis faible. Fort, brûlant, rapide…Mais terriblement faible. Seul aussi. Les deux vont de pair. Peu importe la force de mes bras, de mon esprit et de mes flammes, de quel ennemi triompherai-je seul ? Pas de celui-ci. Mais on n’est jamais vraiment seuls. La première leçon de Jiskar. Regarde vers le ciel et contemple l’immensité, réalise que le vide est une illusion, qu’il n’existe qu’à l’intérieur de toi, accepte le vide et accepte le monde à l’intérieur du vide.

« Klavos, seigneur des flammes, entends moi. Que ta flamme anéantisse l’illusion, que ta lumière efface les ténèbres, que ta voix apporte le salut. »

Et les flammes sortent de moi. Une tempête, une tornade de feu balaie cet endroit. La blancheur semble se carboniser comme un rideau.

Lorsque les flammes s’arrêtent, je jure d’aller au temple de Ghaudan et de faire serment d’allégeance pour un an envers Klavos, prendre les armes en son nom et combattre pour lui. Je jure d’en apprendre un maximum sur ce que j’ai vu dans cet endroit infernal, de me préparer et de préparer les autres à leur retour.

Autour de moi la forêt. Sous moi, le fragment. Je vois un autre fragment, impeccablement blanc, se poser avec lui. Un troisième, vrombissant tel un klokt les rejoint. La porte est ouverte.
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MessageSujet: Re: Les affres de l'esprit [PV Saykanel Rokar]   Mer 3 Aoû - 0:23

Alors que vous pénétrez à l'intérieur de la porte, ce que vous laissez derrière vous semble se désintégrer tandis que la lumière, au-devant, éblouit vos yeux encore fragilisés par l'obscurité du monde onirique. C'est ainsi que la brèche béante se referme, comme si sa simple existence résultait d'une hallucination et non d'une réalité tangible.

Vous vous éveillez, dans un lit qui semble dès lors, infiniment plus confortable que d'ordinaire. Votre tête vous fait un mal de chien. Pire encore : une multitude d'émotions vous submergent. Tant et si bien que vous ignorez si vous voulez pleurer, briser le mobilier ou serrer dans vos bras les personnes qui vous entourent. La température, le temps, les paroles, les odeurs... tout, absolument tout a bien plus d'impact sur vous que vous ne l'auriez voulu. Et cela, la magie qui vous habite le ressent. Votre corps semble être le théâtre d'une sensibilité exacerbée, l'arborant à travers plusieurs aspects qui, sitôt l'émotion évaporée, disparaît avec elle. Que vous arrive-t-il ? Que vous ont-ils fait ?

[Votre personnage se voit doté d'une sensibilité irrationnelle face aux choses qui l'entourent. Un rien le sort de ses gonds, lui donne l'envie de fondre en larmes ou bien de sautiller dans les champs... Et cela, son corps l'exprime à travers son élément : le feu. Tantôt dévastateur, tantôt affaibli, ces modifications physiques provisoires peuvent s'accompagner d'une puissance insoupçonnée ou de douleurs insupportables. Néanmoins, il conserve les enseignements de son père et cette volonté de garder le contrôle. Ces avantages joueront-ils en sa faveur ? Seul le temps nous le dira.]
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