Erol Caviston

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Erol Caviston
Vous voilà prêt à rejoindre une guilde !
Guilde : L'Ordre des Dragons
Inventaire : Armure partielle cloutée, deux épées courbes runiques, dague à lame en lanythe
Messages : 13
Date d'inscription : 28/09/2016
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MessageSujet: Erol Caviston   Ven 30 Sep - 23:21




Erol Caviston

« Tirez les enseignements de ceux nous avons perdu. »


Informations générales

❖ Âge :  53 ans
❖ Taille : 2m15
❖ Poids : 79kg
❖ Race : Hajhira
❖ Peuple : Nazakhin
❖ Classe sociale : Noble
❖ Lieu de vie : Dolgar
❖ Guilde ou clan : L'Ordre des Dragons
❖ Situation familiale : Veuf
❖ Métier ou poste : Régent de l'Ordre des Dragons

Inventaire et biens

Le régent de l’Ordre des Dragons possède une imposante demeure à Dolgar faisant office de quartier général pour sa guilde. Celle-ci a été réaménagée et porte aux yeux de ses membres le titre de « Temple ». La bâtisse en pierre s’est vue agrémentée d’une large porte de quatre mètres dont le bois taillé non sans talent représente de manière abstraite l’idéologie de la guilde. Hormis les grandes salles, dortoirs, armurerie, salle de banquet, d’adoubement et autres commodités, trois autels correspondant à chaque divinité draconique sont présents, chacune disposant d’un braséro et d’une effigie en son honneur.

Erol porte une armure partielle cloutée, deux longues lames courbes runiques et une dague de lanythe le plus souvent conservée dans le Temple. Il pourra également emporter d’autres biens selon la nécessité.


Caractéristiques notoires

Le pelage d’Erol est épais et long, aux teintes nacrées accompagnées de quelques parcelles de couleur ébène dont la crinière, associée généralement à une chevelure et se démarquant par un aspect plus solide de par son ascendance draconique. De même, sa queue s’avère étonnamment longue et touffue, rappelant les membres parfois préhensiles des illustres créatures de jadis. Enfin, ses yeux arborent les mêmes coloris flamboyants que les marques parcourant son corps, le front et le haut du crâne s’avérant être les parties les plus aisément remarquables. Ces particularités se sont manifestées au fil des années, à force de puiser dans son héritage magique.

Cerner votre personnage

1. Comment votre personnage serait-il perçu en société ? Dans le cercle privé ? De son point de vue personnel ?

❖ Erol peut être comparé à un parangon de justice. L’hajhira est un individu des plus intègre mais lors de ses pérégrinations dans l'archipel, il a été témoin de la sinistre réputation à laquelle sa race pouvait être exposée. Cette image faussée pourrait lui porter préjudice auprès des esprits les plus hermétiques. En tant que  Régent de l’Ordre des Dragons, il porte le poids de l’image de sa guilde auprès de la population. Localement, dans la région d’Aurikkan, Erol est un personnage très connu, ne serait-ce que de nom et de par les descriptions faites de ceux qui l’ont rencontrés. En effet, le leader n’est pas du genre à fanfaronner ou à conter les exploits de ses camarades à tout va. C’est un homme humble et discret dont on parle généralement en bien mais comme pour toutes les choses, les opinions peuvent diverger.

Pour ceux qui auront l’opportunité de le connaître personnellement, ils reconnaitront un chef autoritaire, sévère mais juste. Cela donne de lui l’impression d’un leader distant mais ce serait oublier à quel point il peut se montrer protecteur et très pieux. Son déterminisme fait ressortir sa rigidité et malgré ce caractère fort, on ressent sa bonté, sa sagesse et l’ardeur avec laquelle il respecte ses obligations. Malgré différents points de vue, chacun s’accorde à dire que le régent prend soin de ses troupes.

Pour sa part, Erol se perçoit comme un rempart contre les velléités néfastes et le représentant de la volonté de ses divinités draconiques en lesquelles il voue une fidélité sans faille, un élu parmi les races éphémères dont la mission est de préserver leur mémoire, leur savoir mais également répandre la foi tout en mettant en avant l’Ancien Code.


2. Quelle vision votre personnage a-t-il des autres peuples de Thoronir ? (Merci d'aborder chaque peuple afin que l'on puisse embrasser une vision d'ensemble.)

❖ De manière globale, l’hajhira n’a aucune opinion maligne envers les autres peuples. En tant que protecteur au service des populations sous l’égide des trois divinités draconiques, Erol peut se rapprocher de tous même s’il ne partagera pas certaines idéologies et us des autres cultures.

Il manifeste par exemple son dédain pour certaines technologies avancées, surtout lorsqu’elles font appel à la lanythe, même s’il reconnait qu’elles peuvent avoir leur utilité en tant que transports.

Le régent regrette, dans le cas des A’ëriths que la magie soit utilisée de manière réductrice dans les tâches quotidiennes. De pareils dons, permis par la grâce et le sacrifice des anciens dragons ne méritent en rien si peu de reconnaissance. Par ailleurs, rejeter les individus ne disposant d’aucun talent magique est sans conteste leur plus grand tort. Leur existence est la preuve directe de la chance octroyée à tout autre d’employer ses capacités de la juste manière. Les plus faibles, ou du moins ceux ayant le moins d’outils à disposition devraient être choyés et protégés. Tout un chacun né sur ces terres représente l’avenir.

Comme l’on pourrait en déduire de ce qui a été précédemment dit, Erol n'apprécie guère l'emploi de la technologie par les Draturis. Certains représentants de leur peuple qu'il a rencontré ayant des particularités physiques héritées de leurs extensions mécaniques. Bien qu'il n'ait pas eu l'occasion d'entrer en Gaërya jusqu'à maintenant, l'apparente discrétion de ses ressortissants à propos de leur "terre" natale le laisse perplexe.

A contrario, il admire les Elyakies pour leur désir de conserver un mode de vie plus traditionnel, s’affranchissant presque totalement des technologies à base de lanythe et le courage dont ils font preuve lorsqu’il s’agit de défendre leur peuple.

Enfin, Erol condamnera bien évidemment la propension des Galbuks à l’usage de la lanythe et l’absence de culte. Par contre, il éprouve un intérêt certain à leur caractère de bons vivants. Ce sont majoritairement de bonnes âmes dont la compagnie est agréable, pour peu qu’on leur offre de généreuses victuailles lors de leurs visites.


3. Quels tics et manies possède-t-il ? (Question facultative)

❖ Lorsqu’il est présent en Dolgar, Elgor veille chaque jour au respect le plus total des autels présents dans le Temple. Cela peut se traduire par la nature des offrandes, la propreté mais aussi la manière dont sont conduites les prières envers les divinités.
Il est arrivé à Erol d'employer spontanément un mot en draconique par l'impulsion de l'émotion, fort heureusement sans que cela n’occasionne d’effet indésirable. Ces exclamations ne sont pas systématiquement volontaires, le plus souvent lorsqu'il peste à propos d'un événement désobligeant.
En de plus rares occasions, comme des cérémonies, il entonnera des airs dans la langue morte, somptueux mélange de grondements et de paroles en adoptant une voix rauque, caverneuse, gutturale. Cela n’aurait rien de bien étonnant si celle-ci n’était pas si différente la sienne. Certains n’hésitent pas à clamer qu’elle serait ni plus ni moins que la prise de parole de l’une des trois divinités. Ces chants oubliés ont une teneur particulière et les non-initiés se sentent rarement à l’aise à leur écoute.



4. Quelles seraient ses réactions en cas de provocation ? De danger éminent ? De perte ?

❖ Erol est un peu du genre force tranquille. Ses aspirations sont telles que tenter de le rabaisser par provocation a bien des chances d’être traité avec dédain. De même qu’aller jusqu’à insulter ses divinités n’aura pas davantage de succès. A cracher sur un dragon en vol, on risque juste de cracher sur soi-même. Il faut considérer la chose sous cet angle, cela ne fera que desservir l’opinion que le régent peut se faire de son interlocuteur et au mieux celui-ci passera pour un brave complet.

En situation de danger, l’hajhira est très réactif. C’est un tacticien hors-pair qui aura généralement prévu ces éventualités. Dans le tas contraire, il sait faire appel à sa raison et composer avec les impartis du moment. Il fera d’ailleurs toujours passer les intérêts de ses chevaliers avant les siens

Perdre ses chevaliers est probablement l’une des choses qui seraient le plus susceptibles de lui occasionner des réactions irréfléchies et conduites par ses sentiments. Celles-ci sont très aléatoires mais ne seront en rien profitables aux responsables de ces exactions.


5. Quel est son rapport avec la magie ? A-t-il des pouvoirs ? Si oui, les a-t-il développés ? Comment ?

❖ Le Régent a un rapport très particulier avec la magie. En draconicien éclairé, il l’aborde comme une extension de sa foi, et plus concrètement comme la volonté directe de ses divinités draconiques. En effet, Erol est tellement imprégné par sa croyance qu’il semble régulièrement réciter des prières en langue draconique et entretient les braseros des divinités au sein du Temple d’une flamme surnaturelle aux caractéristiques propres à chacune, ces éléments renforçant auprès des membres de l’Ordre sa légitimité et le caractère divin de ses capacités.

Grâce à ses connaissances héritées et le fruit d’années de dévouement auprès des divins, Erol connait le poids des mots et les conséquences qu’une utilisation hasardeuse peut provoquer. l'emploi de ceux-ci est généralement mené de manière raisonnée et prudente à juste titre. Un subtil mélange de ferveur et de justesse dans les termes étant nécessaire au risque de provoquer un événement désastreux pour le principal concerné.

Cette magie a par ailleurs eu des effets secondaires sur son physique et parfois, des changements temporaires se produisent, principalement au niveau des membres, leur degré augmentant exponentiellement selon l’intensité de l’effet recherché.

La draconique s’est manifestée au hajhira lors de son long voyage initiatique aux côtés du maître Melkor. En effet, s’étant rendu au cœur d’un temple dédié au culte des dragons, celui-ci, passionné par son architecture et ses gravures, dévora des yeux les enjolivures des murs de la construction. Son regard se porta sur des inscriptions partiellement érodées par l’humidité relative des lieux. En s’en approchant, leur sens lui apparut sans qu’il soit en mesure d’y apporter la moindre explication et, instinctivement, prononça l’un des mots dont la sonorité le passionna. Immédiatement, ses lèvres s’animèrent et d’autres termes, cette fois vides de cens, s’invitèrent dans son esprit. Après un instant, ses pensées s’étiolèrent et ce florilège incroyable d’argots oubliés cessa. Depuis lors, Erol nourrit le rêve de redonner vie à ce dialecte afin de saisir l’essence même de la draconique.

Erol emploie diverses formulations dans la langue disparue :
- Reviviscence  : permettant de prodiguer des soins.
- Egide de gardien  : enveloppe la cible d'un bouclier magique.
- Psaume  : employé pour générer un halo de lumière et/ou réciter des prières draconiques.
- Âme ardente  : servant à procurer des effets de feu sur l'entité choisie (comme une arme par exemple) à destination des ennemis du draconicien.

6. Quel est son rapport avec la technologie ? Est-il l'auteur d'inventions spécifiques ? Lesquelles ?

❖ L’hajhira n’apprécie globalement pas les prouesses technologiques réalisées grâce à la Lanythe. Il est persuadé que si les peuples deviennent trop dépendants de cette ressource, celle-ci finira par se retourner contre eux et causer des événements désastreux. Malgré cela, il emploie une dague dont la lame est taillée dans ce matériau, destinée aux rituels initiatiques permettant l’entrée au sein de l’Ordre.

7. Quel est son rapport avec la religion ? Quels rituels ou actes réalise-t-il dans ce cadre ?

❖ Il serait bien difficile de trouver un juste mot pour le qualifier. La ferveur est l’un de ses principaux traits de caractères et nombre de ses actes sont guidés par ses divinités. Il éprouve un respect et une fidélité aveugle envers ceux qu’il considère comme ses illustres ancêtres et leur valeureuse résistance face aux sans-visages. Erol exécute pléthore de rituels et encourage les siens à vénérer les dragons aussi souvent que faire se peut même si la valeur de leurs actes sera la démonstration majeure de ce que doit être leur foi.

8. A-t-il des peurs, des craintes particulières ? Quelle pourrait être sa réaction en cas de confrontation avec ces dernières ?

❖ Perdre ses chevaliers, voir son ordre dissout ou tout simplement constater la disparition de la foi autour des divinités draconiques font parties de ses plus grandes craintes. Il serait difficile de prévoir ses réactions face à de tels événements. Tout être selon sa condition du moment pourra réagir de diverses manières à une même problématique.

9. Quelles sont ses ambitions ? Quels moyens pourrait-il déployer pour parvenir à ses fins ?

❖ Erol souhaiterait que l’Ordre gagne en influence, que sa présence s’étende librement parmi tous les peuples et que cette organisation soit reconnue dans tout l’archipel. Ainsi il serait davantage en mesure de protéger les populations et de répandre le culte des dragons. Pour cela il espère recruter davantage de chevaliers en devenir de tous horizons, démontrer sa valeur auprès des dirigeants et bien entendu, agir dans l’intérêt des peuples.
Il considère ses recherches sur le langage draconique comme une quête d'ordre divin et la positionne parmi ses priorités premières.


Description physique et psychologique libre


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Découvrir ses racines et son histoire

Biographie de votre personnage :
Le siège grinça sous le poids de son hôte. L’ambiance tamisée sous le joug des flammèches dansantes des luminaires cireux forçait à la circonspection. Il n’était pas dans ses habitudes de procéder à un tel exercice, mais après mure réflexion, l’occasion était belle à prendre. Erol contempla une tapisserie à l’effigie de Jiskar puis plongea son regard dans le grain du papier d’un journal vierge à la reliure en cuir, soigneusement ficelé par une lanière du même acabit. Plume à la main, il s’exécuta :

Je consignerai en ce journal des faits qui peut-être serviront aux générations futures. Pardonnez par avance mes piètres qualités de conteur et mon écriture peu attrayante, je serai bref.

J’ai vu le jour le Sankin 4 en Denkan 1163 soit au cœur de Dolgar. Ma famille était pour ainsi dire issue de la noblesse, acquise au fil des générations par la possession de terres et activités artisanales dans la grande tradition nazakhin, notamment la forgerie, l’armurerie et l’exploitation du bois. Notre génération fut marquée par l’arrivée d’un ultime enfant, mon frère Odrik, à mes trois ans.

En l’an 1172, nous nous accordâmes avec mon père afin de m’enseigner le rudiment du maniement des armes. L’héritier devait être en mesure de défendre les intérêts de la famille par le fruit de la terre mais également en croisant le fer si nécessaire. Malgré le renom et le talent de mon maître d’armes, j’étais loin de satisfaire aux exigences et à la rigueur de son enseignement. Mes gestes peinaient à atteindre l’efficience et autant le dire, je n’avais aucun talent dans ce domaine martial. Au crépuscule, je cumulais bleus et courbatures, parfois quelques plaies sanguinolentes lorsque je poussais la patience de mon maître au-delà de ses retranchements. La nuit, je me faufilais hors de ma couche et gagnais une loge à l’écart de notre demeure. Un petit autel y avait été érigé afin que nous priions nos divinités draconiques. M’entretenir au sens large avec eux m’apportait réconfort et courage. A Jiskae, je demandais la dignité et la prestance, à Azdoth, la clairvoyance et la justesse et enfin à Klavos, j’implorais la force et la volonté inébranlable. Je ressentais une profonde fierté à convoquer sans relâche les illustres créatures.

Après une longue et monotone année, l’épiphanie. Mes progrès ridicules au combat armé me firent réaliser que malgré tous mes efforts, là n’était pas la solution. Sous le regard des divins, je fis le serment de leur rendre grâce chaque jour que connaitrait ce monde. C’est à partir de là que je commençai a réellement ressentir l’impact de leur présence et ils ne me semblèrent plus si lointains. Leur regard porté sur mon être transperça mon âme mais je ne perçus que de la bienveillance à mon égard. Dès lors, je me focalisai sur leurs enseignements.

Durant Genkan 1178, je fis la rencontre de Melkor peu de temps après mon rite. Il était un humain du peuple a’ërith. Une rencontre hasardeuse au cœur de la forêt d’Aurikann. L’homme était sobrement vêtu bien qu’assez chaudement et tenait fermement deux grands sabres à lame courbe. Je demeurais silencieux et distant, constatant l’immobilisme de l’étranger. Il n’esquissait pas le moindre mouvement, complètement figé et pourtant, ses longues respirations illustrées par les volutes de fumée expirées démontraient la certitude de la vie qui l’habitait. Après un long instant, ses lames virevoltèrent soudainement dans le vide mais lorsque je m’approchai, je constatai la présence d’une feuille tranchée en quatre éléments distincts. Aucune lame connue n’aurait été capable de pareil acte sans une maîtrise experte. L’inconnu se retourna et, sous l’impulsion naturelle de mes sens en alerte, je ne pus que me confondre avec le tronc d’un conifère. C’est dire que le bretteur avait une présence particulière et lorsque ce dernier quitta les lieux, je quittai ma cachette de fortune et le suivis, guidé par ma curiosité. Ce n’est qu’après quelques instants que je le perdis de vue. Une brise légère et agréable me lécha l’échine mais je ne compris que trop tard que c’était là le mouvement silencieux d’une lame qui dorénavant se retenait de goûter ma jugulaire. Il aurait fallu être fou pour ne pas saisir l’incroyable talent de cet homme ; enfin, résultat d’un dévouement sans faille comme aurait dit celui qui devint mon maître quelques trivos plus tard. Je vous épargnerai une futile négociation dont le but était d’en obtenir les faveurs, mais par un heureux coup du sort, Melkor me prit sous son aile.

En sa compagnie, j’en appris bien plus sur moi-même que sur l’art de l’épée bien que ce dernier apprentissage avait fait de moi un épéiste accompli. Un homme complet à qui je dois tout encore aujourd’hui. Il me permit de me canaliser mais aussi de savoir focaliser et rassembler mes ressources lorsque j’en avais besoin. L’artisanat même n’eut bientôt plus de secret pour moi. Nous nous nourrissions du fruit de notre chasse et nous parcourûmes l’archipel pendant les cinq années qui suivirent.

Le Skoh 7 en Solyvan, cycle de Tosvar 1192, j’appris avec effroi le décès de notre père. Mon apprentissage achevé, je quittai mon maître et ami pour m’en retourner à Dolgar, rattrapé par mes devoirs d’héritier. Dans la même période j’épousai par arrangement une jeune femme d’un clan Huzrah. Nous n’étions honnêtement pas emportés par la liesse marquant notre union mais nous nous accordâmes bien sur un point. Si contribuer à la pérennisation des liens entre nos clans respectifs était un acte honorable, nous ne trouverions probablement jamais l’ardeur nécessaire à la sacralisation concrète de notre union. Après deux années, nous ne trouvâmes aucun intérêt à nous persuader de la probabilité d’une réelle affection mais aussi étrange que cela peut paraître, nous parvînmes à trouver en chacun une forme d’amitié suffisamment durable pour finalement offrir à nos familles un avenir. Nos destins entremêlées faillirent à leur tâche lorsque le moment venu, nos ancêtres communs les accueillirent tous deux.
*A cet endroit, résultante de la pression prononcée et continue de la plume sur le papier, une épaisse tâche d’encre brise la continuité du texte.*

Je mentirais en niant que leur disparition ne m’a pas affecté, et ce malgré nos différends. Durant les huit années qui suivirent je m’évertuai à maintenir les activités familiales à flot. Avec rigueur et le soutien indéfectible de ma fratrie, cet héritage menacé put être conservé. A l’issu de cette période, j’avais malgré tout continué, comme depuis mon enfance à vénérer les dragons. Certainement ma foi y était liée, mais des changements physiques notables m’atteignirent, sans conteste une bénédiction, une reconnaissance des divinités pour leur serviteur. Dans mon entourage, cette idée s’étendit jusqu’à dépasser les frontières de notre seule famille. Aussi je m’isolai durant plusieurs jours afin de me plonger dans mes pensées. De ces pérégrinations spirituelles, naquit une décision franche. Il me fallait fonder un Ordre à la gloire de nos dieux qui apporterait la justice et protègerait les nécessiteux. Je savais depuis toujours que gérer les affaires familiales n’était pas ma destinée. Aussi je confiai à Odrik cette tâche dont il accepta le fardeau avec enthousiasme et résolution.

Bragg 62 en Solyan, Cycle de Nasvar 1202, Odrik m’assista pour l’aménagement de notre ancienne demeure en ce qui allait devenir le Temple de l’Ordre des Dragons. Trois années d’efforts furent nécessaires pour procéder aux transformations nécessaires. Pendant ce même laps de temps, je réussis à recruter mes premiers apprentis, tous volontaires et de tous horizons, de l’orphelin marginal au noble de la cité. Je me rappellerai toujours cette famille –notre première assistance concrète- dont la demeure avait brûlée, accueillie dans la grande salle. Leur gratitude se lisait dans leurs yeux et leurs visages enjoués après leur départ valaient toutes les récompenses. Cet événement me conforta davantage dans l’intérêt de cette folle entreprise.

Aujourd’hui, Falka 24 en Mugan, cycle de Nasvar 1216 nous tendons encore à nous développer. Nous honorons nos camarades disparus et nous accueillons les chevaliers de demain avec confiance. Je suis persuadé de la justesse de notre cause. Jiskar, Azdoth et Klavos, j’en fais appel à votre clairvoyance, imprégnez ma lame de votre courroux face aux velléités au cœur de l’archipel et lovez dans vos ailes les nécessiteux. J’étendrai votre culte et ferai respecter l’Ancien Code.


Erol Caviston – Régent de l’Ordre des Dragons



La porte s’ouvrit dans un infâme fracas, un homme en armure entrant furieusement dans la pièce. Surpris, Erol se lève d’un bond, éclaboussant le manuscrit en renversant le pot d’encre.
« Régent ! hurla le chevalier.
- Qu’est-ce qu’il vous prend Glaem ?!
- La garde fait mention de l’entrée en ville d’un groupe armé ! Les justiciables s’en prennent aux badauds et se dirigent vers la place du marché !
- Vous avez bien fait de venir, courrez à la salle commune, vous devriez y croiser Odomir et Rodarr. Equipez-vous et rejoignez-moi sur place sans tarder ! » cria sèchement Erol.

Il se dirigea vers le râtelier pour s’équiper de ses lames courbes et se rua vers le rez-de-chaussée tandis que l’encre gouttelait au sol, longeant les arrêtes du bureau.


Relations, PNJs et animaliers :

Pas de relation particulière pour le moment.


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Thoronir et vous

❖ Un p'tit saupiquet ? https://www.youtube.com/watch?v=Tq2qkyJtH0s
❖ Comment êtes-vous arrivé sur le forum ? J’ai trouvé une vieille boite dans le grenier de mon grand-père contenant des graines, je les ai planté et un haricot géant a poussé. Je suis monté dessus et j’ai fait un rodéo. Le haricot a roulé sur lui-même et je me suis retrouvé écrasé. (Google search)
❖ Quelles en sont vos impressions ? Très intéressant pour sa présentation mais surtout son contenu. L’univers est riche et peut attirer tout un tas de joueurs grâce à la technomagie notamment. J’espère voir de nombreuses intrigues se développer !
❖ Seriez-vous prêts à laisser le staff disposer de vos créations ? A voir mais en principe oui !



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Kelt Gretham
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MessageSujet: Re: Erol Caviston   Lun 3 Oct - 15:29

Hello,

Alors après discussion avec toi et les modifications que tu as apporté à ta fiche... Me voilà enfin prêt à te valider !

je te donne donc ta couleur. N'hésite pas à faire une demande de Rp !

A très vite en Rp !


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Erol Caviston
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MessageSujet: Re: Erol Caviston   Lun 3 Oct - 20:31

Merci à toi Ô validationneur cornu !
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Erol Caviston
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