Les braconniers [PV : Senea]

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Aïdra Vestrit
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MessageSujet: Les braconniers [PV : Senea]   Mar 27 Sep - 23:17

Mon sens aiguisé m’annonçait que le jour approchait. Me redressant sur mes pates, je pris le temps de m'étirer, il était maintenant temps de partir chasser. Me baladant dans la forêt, au sud de Pavryon,  en quête de proies, je reniflais chaque coin ou trace d'animal, ils devaient être tous réveillé maintenant que le soleil commençait son ascension dans le ciel. Je sentais enfin une bonne piste, celle d'un de ces animaux doté de long bois, la prudence était de mise, ces créatures sont d'excellent fuyard mais, aujourd'hui, je comptais bien en attraper un. Enfin arrivé, je changeai ma fourrure pour mieux me dissimuler dans l'ombre des arbres et entamais une discrète approche de l'endroit. Plusieurs de ces bêtes s'abreuvait dans un étang, pas d'hésitation, je sortis de ma cachette et fonda sur eux, dévalant la pente qui nous séparait... je me réveillais avant de voir Moro tuer sa proie.

Parfois le lien de ma bête et moi deviens tellement fort que mon esprit s'invite dans le sien, pour y vivre son existence, comme spectateur à travers lui, bien que cela ne soit  jamais voulu, je ne refuse jamais cette expérience. Je tressaillis en sentant ses paroles résonné dans ma tête. Je lui dis.
"J'ai encore chassé sans toi , cela fait 3 lunes que tu veilles devant tes papiers, quand vas-tu donc mettre un terme à tout ça ?"
je sentais son mécontentement dans sa voix
"Ne me fais pas répéter de nouveau, j'ai besoin de faire tout ça, j'aurais beau te l'expliquer cent fois tu ne comprendras toujours pas "
J'étais lasse de lui expliquer à chaque fois, surtout quand c'était pour finir sur la même fin, que tout cela était une perte de temps pour lui. On ce répondait à travers ma magie.

Je préparais mon arc pour la chasse quand Moro m'apporta ma part de viande entre ses crocs, depuis quelque temps, pour une raison inconnue, il me ramenait une partis de ce qu'il chassait, je ne cherchais pas à savoir pourquoi, d'autre préoccupation taraudais mon esprit.
Je devais annoncer à mon frère de nouveau mon envie de voyage, je connaissais trop bien son avis dessus, il a maintenant un territoire qui s'étale tout autour de notre maison et quitter ces lieux pour un temps lui fera perdre tout ça, rien ne l'oblige à me suivre, mais comment ressentirai-je son refus ? Et son lien avec moi s'effritera-t-il pour ne plus rien avoir entre nous ? je ne souhaita ne jamais connaitre ces réponses car aucun vifier connu à l'heure actuel n'eu l'envie d'expérimenter ça pour l'instant. Je lui dis de ma voix
"Merci, mais il faut que j'aille me dégourdir les jambes rester assis à écrire ne m'aide pas physiquement, il faut que j'entretienne tout ce corps, non pas besoin de me suivre je saurais me débrouiller seul pour trouver ce qu'il me faut, je te contacterais si besoin"
Je pris la route et lui tourna le dos, il sait bien que dans mes moments de grande réflexion,  mon besoin de rester seul ce fait plus grand, bien surs, il accepte cela mais je le sais, je ressens son envie de me questionner. Je me demandais maintenant, ai-je vraiment besoin de chasser ? Moro m'a déjà ramené ce qu'il me fallait, non, il le faut.

Je grimpai à un arbre et continuais mes recherches depuis les branches en hauteur, les animaux ont moins l'habitude d'observer au-dessus d'eux. Mon arc en bandoulière et quelque flèche dans mon carquois, je m'installai et attendais depuis un des nombreux arbres de cette forêt. Il me fallut peu de temps avant  de pouvoir observer en contrebas des long-coureurs, ces bêtes au long bois et réputé pour leur rapidité, s'arrêter tout juste en dessous moi, je prenais une flèche et tendait la corde. Je devais contrôler ma respiration, bien tendre mon bras et attendre le bon moment pour lâcher la flèche sur l'un d'eux, je ne le toucherais sans aucun souci mais j'avais surtout besoin d'en tuer un avec une flèche en plein cœur sinon, je pouvais dire adieux à mon repas. Avec mon vif je sus que le troupeau avaient quelque soucis, ils étaient sur leurs gardes, si c'était le troupeau que Moro avait attaqué, ils ne seraient jamais resté dans le coin.
"pourquoi sont-il tous aux aguets ?"Je tendais mon vif plus loin, peut être qu'un autre prédateur étais dans le coin, comme moi à attendre le moment opportun ? j'ai très vite eu ma réponse, une flèche ce planta dans la patte d'une des bêtes, pratiquement instantanément elle s'écroula.
"du poison ?" me demandais-je, surement une paralysie. Les autres créatures fuyaient dans le sens contraire d'où venait la flèches, je cherchai du regard l'homme qui avais pu tirer cette flèche, je ne voyais rien à travers les ombres, aucune trace humaine ne pouvais être vue de l'oeil humain.
Au même moment, partout, autour des animaux, des filets sortis du sol , précédemment caché sous des tas de feuille. Certains des long-coureurs ce vautra dedans, aussitôt le piège ce soulevai du sol pour rester en suspend avec leurs captures, alors, 3 gars sortit de leur cachettes, en voyant leur style vestimentaire je sus de suite que ce n'était pas des chasseurs cueilleurs.les entendre glousser en voyant les animaux se débattre dans leur filet me rendais malade, un des brigands prit la créature paralyser par une de ces pattes arrières et la trainait tout en lui donnant des coups de leurs bottes de cuir, c'était de trop, je ne pouvais attendre Moro,  qu'ils payent leur crimes de suite « fais ce qu'il te parait juste petit frère » Je n'avais pas besoin de son approbation mais, cela me donne plus de courage pour sauter dans l'action.

Arc tendu vers un des individus, je visais avec l'intention de tuer, j'espérais voir Moro arriver dans peu de temps, au cas où d'autre ce cacherais. Après avoir pris le temps de viser, je décochais ma flèche et elle se planta dans le cou du malfaiteur. Alerté par le bruit qu'il fit, ses compagnons ce retournèrent vers lui, le voyant s'étouffer, du sang sortait de sa bouche en grande quantité, il n'allait pas tarder à mourir,  j'ai toujours été très bon tireur, la vie dans la forêt , mes partis de chasses avec mon arc et mes flèches artisanales avais améliorer ma visé et mon temps de réaction.
Un de ces compagnons ce précipita surs lui pour l'aider, vain effort, tandis que celui  avec le long-courreur paralysé ce figea et regarda la scène au loin. Du haut des arbres, je sautais de branche en branche pour me rapprocher de lui. Au-dessus de lui, je descendis de l'arbre discrètement pendant qu'il continuait d'être occupé à regarder son amis mourir. J'atterrissais sans trop de douceur derrière lui et avant qu'il put ce retourner, mon poignard que je venais de prendre en mains trancha ses tendons d'achille. Il s'écroula, incapable de continuer à se maintenir dessus, il hurlait si fort,  je n'avais qu'une envie, lui trancher la gorge mais, il me le fallait vivant pour l'interroger. De suite après, je pris mon arc et mis en joue le dernier chasseur, il fuyait à travers les arbres, je tirais une flèche en hâte mais, le loupa, tant pis, celui la restera en vie pour l'instant.

L'homme par terre s'était mis à pleurer, je ne pouvais lui en vouloir, ce doutait-il qu'il ne remarchera surement plus jamais ? Je me focalisais maintenant sur la pauvre bête au sol, mon vif m'annonça qu'elle allait mourir, je sentais sa peur à travers ma magie, les chasseurs avaient mis une trop grosse quantité de poisson pour l’immobiliser, son cœur en était affecté ainsi que ces poumons, je mis fin à sa vie avant qu'elle ne souffre de trop, mon vif sentis sa gratitude dans mon geste avant quel ne disparaisse complètement. le brigand cloué par terre, celui qui me maudissait, m'insultait, il avait tué cette bête et  c'était de trop. Après avoir libéré les animaux pris dans les filets je m'arrêtais devant l'individu
"Il faut qu'on ait une discutions toi et moi" lui dis-je, il me regardait de ces yeux noir, il me coupa
"je n'ai rien à dire, Nyx est partit chercher de l'aide et quand ils…" Je lui décochai une grand coup de pied dans les cottes.
"raison de plus pour ne pas trainer" je n'aurais aucune pitié pour lui. Poignard sortit, s’il ne voulait vraiment rien me dire, je serais alors contraint d'employer des mesures qui ne me plaisaient pas, surtout pour lui. Ma main commençait à trembler. Moro arrivais au loin, il fallait le faire, et vite.



Spoiler:
 


"J'ai appris que la vérité est un arbre qui croît à mesure qu'on acquiert de l'expérience. L'enfant voit la graine de sa vie quotidienne mais l'homme qui se retourne sur son existence en voit l'arbre"
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MessageSujet: Re: Les braconniers [PV : Senea]   Ven 30 Sep - 22:55

Cela faisait bien quelques heures que l'A'ërith se baladait dans la forêt, guillerette, un livre d'ingrédients entre les mains. Morrokoth était devenu son véritable terrain de jeu, et si elle ne s'y aventurait pas sans peur, elle s'y sentait assez bien pour s'y dégourdir les jambes sans craindre de les voir transpercées d'une quelconque lame. S'arrêtant au bord d'un cours d'eau, elle prit le temps d'ingurgiter quelques lignes de son ouvrage, sortant sa gourde par la même occasion pour se désaltérer. Aujourd'hui était une journée comme les autres, et d'autres breuvages naîtraient de ses mains de druidesse. Plongeant sa main libre dans sa sacoche, elle tritura quelques fioles avant d'attraper un parchemin roulé en boule, qu'elle déplia entièrement. Elle parcourut quelques paragraphes avant qu'un soupir ne s'échappe de l'entre ouverture de ses lèvres. Senea ne vivait que de sa profession de druide qu'on lui eut inculqué lors de son enfance, par la force par ailleurs. Et si cela lui permettait de subvenir correctement à ses besoins, elle ne trouvait pas un plaisir fulgurant dans le fait de mélanger des herbes pour en faire des décoctions. Non, tout ce qui lui plaisait, c'était la facette cueillette de son travail. Ces longues heures à se balader dans les bois, à la recherche de la fleur, de la feuille, de la plante qui lui rendrait tout son honneur et lui octroierait quelques pièces d'or pour passer la nuit au chaud, malgré sa réticence profonde à se rendre dans des auberges fréquentées. Elle haussa les épaules. Elle trouverait bien un chalet où passer la nuit, en rendant service aux propriétaires. Ce n'était pas avec ce joli minois et sa maladresse qu'elle réussirait à effrayer qui que ce soit, personne ne la verrait comme une menace, pas même elle.

Saisissant une plante qui se trouvait à ses pieds, elle la mit dans son sac avant de se redresser paisiblement. La journée serait encore longue, et elle n'avait pas vraiment de temps à perdre dans de telles facéties. Pourtant, quelque chose la titillait, la dérangeait intimement. En effet, depuis son arrivée en cette fraîche matinée, aucun animal ne s'était trouvé sur sa route. Pas d'Edwil, encore moins de Bolipes.. A croire que ces derniers s'étaient tous volatilisés. Mais Senea était loin d'être idiote dés lors que cela concernait la faune et la flore. Elle la connaissait assez pour savoir que ces derniers ne se cacheraient pas sans raison. Mais que pouvait-elle faire, faible comme elle était ? Elle cligna des yeux plusieurs fois, hésitante, se mordant légèrement le pouce alors qu'elle faisait les cents pas avant de se replonger dans sa cueillette. S'il s'agissait d'une maladie, alors elle pourrait peut-être les aider à s'en sortir. La jeune femme se trouvait être bien loin du niveau des meilleurs druides de la région, mais si elle pouvait apaiser la douleur ou mettre au courant quelqu'un de plus compétent.. Elle aurait au moins le sentiment d'être utile et mine de rien, cela serait déjà pas mal dans son cas. Tapant du poing sur sa main, un sourire égaya ses traits candides alors qu'elle fourrait son livre dans sa sacoche déjà bien remplie. Elle se dirigea ensuite vers l'orée des bois, se fondant dans les feuillages afin d'être plus discrète, quand un bruit distinct et inhabituel attira son attention.

Se retournant, elle avança à pas de velours vers l'origine du bruit, et son coeur s'arrêta. Un long-coureur venait de se prendre une flèche dans la patte devant ses yeux. Prête à courir dans sa direction pour lui venir en aide, elle s'arrêta cependant à mi-chemin, distinguant que des pièges au sol allaient avoir raison de son altruisme. Que ferait-elle si elle se retrouvait prise avec eux ? Grimaçant, elle serra le poing. Il était hors de question qu'elle laisse les hommes venus se moquer de leurs proies s'en tirer ainsi. Elle aussi, tuait pour se nourrir. Après tout, elle ne pouvait pas faire autrement. Mais elle les achevait le plus vite possible, réduisant leurs souffrances à néant, les remerciant de leur viande qui lui permettrait de vivre un peu plus longtemps. Aujourd'hui, ce ne serait pas le cas. Ces pauvres bêtes allaient mourir sans aucune considération, dans la douleur, dans la haine de n'avoir pu se défendre face à une adversité déloyale. Bouillonnant de rage pour la première fois, l'A'ërith secoua la tête. Cela ne lui ressemblait pas. Et puis, qu'allait-elle pouvoir faire, face à ces chasseurs ? Leur lancer des fioles de soin au visage ? Ca n'avait pas de sens. Heureusement pour elle, quelqu'un d'autre allait s'en charger. Sursautant en voyant une flèche se planter dans le cou d'un des inconnus, elle recula de quelques pas, puis regarda instinctivement dans les arbres. Cette arme venait d'en haut, donc son propriétaire également. Et elle ignorait encore ses intentions. Il pouvait vouloir sauver les animaux, mais pouvait également s'avérer être une personne ne tuant que les humains par plaisir. Elle avala sa salive. Tout cela ne lui inspirait pas confiance, mais elle n'avait pas véritablement le choix de s'en aller les mains dans les poches.

Elle suivit alors la silhouette du regard, et se mit à sa poursuite, dans le but d'en savoir plus. C'est avec les larmes aux yeux qu'elle assista à la mort du long-coureur, trop blessé pour être sauvé. Plongeant une main dans sa sacoche, Senea serra une de ses fioles. Si seulement elle avait été plus rapide, plus alerte. Elle ferma les yeux. Non, elle ne pourrait point revenir en arrière, cela ne servait pas à grand-chose de se torturer l'esprit en vain. Pourtant, même s'il semblait vouloir protéger la faune, l'A'ërith n'arrivait en aucun cas à accepter les agissements de ce fameux sauveur. Elle qui considérait les animaux autant que les êtres humains se voyait mal en sacrifier un pour sauver un autre. C'était un calcul qu'elle ne ferait jamais, ou tout du moins qu'elle espérait ne jamais faire. Commettre un meurtre s'avérait irrémédiable, et c'est précisément à ce moment que ses pensées s'emmêlèrent. Avait-elle son mot à dire sur ses agissements ? Elle qui ignorait même l'essence du bien et du mal se retrouvait perdue dans un paradoxe qui la tourmentait de plus belle. Faisant tourner ses méninges, elle ne trouva aucune résolution à ce problème et secoua la tête, elle décida d'arrêter le massacre tant qu'il en était encore temps.

Fonçant sans crier gare devant le jeune homme, elle ne fit cependant pas la bêtise de se mettre de dos au chasseur mal en point. Maintenant qu'elle se trouvait dans cette posture, que faire ? C'était une question qu'elle ne s'était bien évidemment pas posée avant d'agir. Plantant son regard dans celui de son interlocuteur, elle prit une grande inspiration, faisant mine d'avoir un semblant de confiance en elle et d'autorité. « Arrêtez. ». Sec, ferme. « Si vous le faites souffrir, vous ne vaudrez pas mieux qu'eux. Est-ce vraiment là ce que vous désirez ? ». Sans baisser la tête, elle poursuivit. « Je suis de votre côté. Mais nous devrions quitter les lieux. ». Elle souffla un bon coup. « Comme il l'a dit, un groupe va sans doute revenir pour obtenir vengeance. ». Un sourire égaya ses traits, contrastant avec l'air sérieux qu'elle arborait. « Nous n'avons pas de temps à perdre avec eux. ». Passant derrière le chasseur cloué au sol, elle attrapa un tissu dans le fond de son sac et entoura ses poignets dans son dos. « Allons nous mettre en sécurité avant de lui tirer des informations. ». Plaçant ses mains dans son dos, son sourire s'étira et son air candide reprit le dessus. « Vous voulez bien ? ».

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MessageSujet: Re: Les braconniers [PV : Senea]   Ven 7 Oct - 17:53

Allais-je finir après avoir torturé l'homme devant moi ? Serais-je encore saint d'esprit ? Qui me disaient qu'après avoir fini, je n'en redemanderais pas de nouveau ? Non, pas le temps pour ça, il fallait y mettre un terme et maintenant, avant que ses compagnons ne soient là. Face au braconnier, la main tenant le poignard tremblait de plus en plus, mais cela restait discret pour l'instant. IL continuait de me regarder, les yeux pleins de défis, il pensait surement me tenir tête assez longtemps pour que ses amis arrivent, j'en finirais plus vite. J'écrasais du pied sa blessure à la jambe, je l'entendais hurler, je fermais mon cœur a toute empathie, pour les gens comme lui aucune pitié n'était de mise
« Si tu as la force de crier tu dois surement en avoir pour me dire où se trouve votre camp, non ? » lui dis-je, combien de temps allait-il me faire patienter ?
"Ce ne sont que des animaux ! Sans esprit, sans âmes ! Tu serais prêt à tuer un homme pour ces vulgaires créatures ?! Tu n'es qu'un lâche qui nous à attaquer par surprise, en prime tu veux me torturer, ces créatures ne vivent que pour nous, pour que nous puissions nous remplir le ventre, voilà leur seule tâche dans ce monde. » Beugla-t-il, des larmes coulaient toujours de ces joues. Son discours venait d'envenimer la chose, voilà le genre d'homme que je ne peux voir, voilà les hommes qui ne méritent en aucun cas de poser pied dans ma forêt. Il continua de crier.
« Et toi, comment mange tu ? Ne chasse tu pas pour te nourrir, je le vois, ton carquois est fait de peau de bête, tu ne vaux pas mieux que moi, tu n'as aucun droit sur moi » Avait-il tort ? Dans la forme non, je chassais pour me nourrir, je confectionnais avec la peau des bêtes, de quoi vivre plus facilement, mais contrairement à lui, je ne chassais que le strict minimum et ne prenais aucun plaisir à tuer une proie. Malheureusement pour lui, il venait de faire une erreur en s'adressant à moi de cette manière, je n'avais qu'une envie, le tuer de suite, le découper et répandre toute les partit de son corps aux quatre coins de la forêt pour adresser un message à ses frères d'armes. Les idées de torture qui traversais ma tête faisais trembler de plus en plus ma main et de façons visibles, j'avais beau contracter mes muscle je n'arrivais à rien, j'espérais qu'il prenne cela à cause de l'énervement, non pour de la faiblesse.
Je campais devant lui, les yeux pleins de haine, je levais la main tenant le couteau au-dessus de lui, je le regardais fixer l'arme, lançant des mots indescriptibles, qu'il prononce encore une menace et ce serais sa dernière parole. Je voulais exprimer physiquement ma rage mais, une personne déboula sur moi. Par réflex je reculais de quelques pas derrière et me mettais en position de combat, prêt à affronter l'assaillant, le camp était-il si proche ? Et pourquoi une seule personne était venu, peut-être l'avait-il croisé sur la route
« Trop de question en sachant pertinemment que tu n'en auras pas les réponses, ouvre-toi, fais face à l'ennemie, sois prêt à te battre, ne pense à rien d'autre que la survie »
Mon Aïdrasersax était cacher dans l'ombre que la forêt offrait, au loin, depuis combien de temps était-il la m'observer ? En voulant ne plus rien ressentir face à l'homme par terre j'en avais fermé mon Vif. Je transmis la demande à Moro de camper derrière l'adversaire et d'attendre le bon moment pour bondir sur lui. Je regardais donc arriver la personne devant moi, et du premier coup d'œil je vue que ce n'était pas un homme mais, une femme.

Elle s'arrêta devant moi, planta son regard dans le mien et me dis d'un ton sec « arrêtez », elle enchaina « si vous le faites souffrir, vous ne vaudrez pas mieux qu'eux. Est-ce vraiment là ce que vous désirez ? Je suis de votre côté. Mais nous devrions quitter les lieux. Comme il l'a dit, un groupe va sans doute revenir pour obtenir vengeance. » Elle avait soufflé entre temps, ou était-ce un soupir ? Tout ce chamboulait dans ma tête, cette femme, sortis de nulle part de la forêt, campait maintenant devant moi. « Arrêtez » ? Pourquoi ? Celui qu'elle protégeait avais commis une faute très grave et cette fille, le protégeai, ils devaient faire partis du même groupe mais, elle a assuré être de mon coté, essayait elle de m'avoir en me faisant croire cela, ou bien l'était-elle ? Je savais que cette personne nous espionnais, des gens allaient peut être venir retrouver leurs compagnon et chercher à venger leurs mort, tout cela était vrai. Elle continuait de parler mais, je ne faisais pas attention à ces dires, trop occupé à me poser des questions. Je la regardais ligoter mon prisonnier avec un bout de tissu, j'entendais toujours des sons sortir de sa bouche, je devais me concentrer, j'agrippais mon bras droit pour atténuer les tremblements.
« J'ai l'impression de me voir, prêt à bondir sur une proie » Et il avait raison, par certains moment, les gens que je croisais prenais peur de moi, d'autre me disais que j'avais l'attitude d'une bête et bizarrement, j'en tirais satisfaction.
« Allons-nous mettre en sécurité avant de lui tirer des informations. Vous voulez bien ? » Ses mains se trouvaient maintenant dans son dos, je n'aimais pas ça, elle pouvait dissimuler une arme, je reculai d'un pas. Je lui devais une réponse.« Es-tu idiote ? Tu penses qu'il va se laisser emmener tranquillement ? Qu'il ne criera pas pour ameuter ses amis ? L'homme que tu viens de protéger ne parlera pas, j'ai déjà essayé, demandé gentiment de tout me dire mais, ça tu le sais déjà, non ? » Je me permit d'envoyer cette pique sur le fait qu'elle m'espionnait en espérant qu'elle le comprit. En pointant le braconnier du doigt je continuais de parler.
« Pourquoi le protèges-tu ? Es-tu un des leurs ? » Avant de pouvoir finir Moro me coupa « Il y a de l'agitation au loin, quelque chose approche, veux-tu que je parte voir ? » Moro me demandais la permission alors qu'il était déjà tourné vers les bruits pour l'instant perceptible que de lui. Je détachais mon regard d'elle pour regarder derrière son épaule et lui répondait de vive voix, non par le Vif « Fais attention alors, reste bien caché et tient moi au courant » et par la magie lui demandait « tu penses que nous pouvons lui faire confiance ?
-cette femelle transporte de drôles d'odeur » ce fut sa seule réponse avant qu'il se coupe de moi. Je le voyais partir. Je reportais mon regard sur la femme, je scrutais le moindre détail, ses vêtements ; son sac ; sa robe bleuté ; son corps svelte ; sa poitrine qui me confirmait qu'elle était bien une fille ; les contours de son visage. J'examinais tout son corps, je me comportais comme ma bête et aucun détail ne m'échappait. Il fallait maintenant faire un choix, suis-je prêt à ramener les braconniers et cette fille chez moi, risquer d'être attaqué à la suite par eux ? Tuer les deux ici même ? Non j'avais beau faire le dur, au fond de moi, je n'en pouvais plus, il était temps de terminer tout ça, trouver l'ennemie, leur faire comprendre leurs erreurs et repartir dans mon quotidien. Je détournais mon visage vers le corps sans vie du long coureur que je dus tuer, comment les hommes en étaient arrivés à commettre telles atrocités. Avec le temps j'ai compris que le vif nous ouvrait une porte chez les animaux que seul nous, les Vifiers, pouvons franchir, du moins, je le pense.


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