Comment voir l'invisible ? [Vyardo Leonacci]

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MessageSujet: Comment voir l'invisible ? [Vyardo Leonacci]   Mar 28 Juin - 15:23

C'est froid, c'est froid tout contre ma joue. Qu'est-ce que c'est ? Je ne me souviens plus. Où suis-je ? Et pourquoi ais-je tant de mal à décoller les paupières ? J'ai mal, j'ai tellement mal... Mon corps est ankylosé, je me sens lourde... Ça pue, mais où est-ce que j'ai encore fini? C'est pas possible Erza, tu peux pas éviter de t'allonger dans les déchets de temps en temps ? Déjà que ça fait des semaines que tu t'es pas lavé, prend un peu soin de toi bon sang ! Bon allez bouge ! Après cette dispute avec moi même je décidais donc de forcer cet amas de ruine qu'était mon corps à ouvrir les yeux. Comme je m'y attendais je découvris que je m'étais assoupie près des ordures. J'avais pris cette fâcheuse tendance depuis bien longtemps déjà, si bien que maintenant, l'odeur caractéristique ne me perturbait plus. En effet, je choisissais toujours un endroit répugnant pour me reposer, si bien que la puanteur dissimulerait mon odeur aux narines de ceux qui en auraient après moi. On ne sait jamais sur quel genre de monstre renifleur on peut tomber.

         Après avoir admiré si longtemps le mur de l'impasse en face de moi, je me décidais à me relever. La veille j'avais combattu pour je ne sais quelle raison. Ah si je me souviens maintenant ! Une espère de brute répugnante martyrisait une femme au coin d'une ruelle. D'habitude je ne prend pas part à ce genre de combat, je laisse faire les choses et le destin, cependant hier je n'ai pas pu résister. Cette femme, elle avait ses cheveux, les cheveux de maman... J'ai donc dégainer, le combat aurait du tourner en ma faveur, mais la fatigue du voyage n'avait pas aidé. J'étais épuisé par des journées à traverser le désert, des nuits à trouver un refuge à l'abris du vent et des insectes dangereux, des discussions houleuses avec les différents malfrats des villages. J'étais épuisée, j'avais faim et soif plus que jamais. J'étais faible comme les rares fois où cela m'est arrivé. J'ai donc encaissé quelques coups hier, rien de bien grave, mais toujours plus que d'habitude ce qui me vaut quelques contusions ce matin et surtout un corps qui me déteste et tente de chasser mon esprit à grand coup de hache.

       Bon, ça me dit toujours pas où je suis ? Je pris donc appui sur ma lame pour me relever, elle aussi avait passer la nuit entre mes bras, ce fut une nuit des plus romantiques entre elle et moi d'ailleurs, à la lumière d'une habitation, confinée dans une rue très accueillante. Je rangeais délicatement mon amour dans son précieux étui, tout contre mon dos. A mon grand regret j'avais du partir d'Hydras dans la précipitation et avait du laisser toute ma collection seule à la maison, sans défense. Ça me fendait le cœur, je ne cessais pas d'y penser. Je leva machinalement la tête pour entrevoir entre les maisons le ciel. Le soleil commençait à se dénuder et à réchauffer les peaux. Les fenêtres demeuraient closes, ça ça ne changeait pas de chez moi. Le soleil était en effet ce que l'on préférait, mais il était aussi notre pire ennemi, ici, au sein de ce climat aride. Heureusement que je suis résistante à la chaleur, depuis le temps que j'effectue continuellement mes rondes sous le soleil avec sa poigne si ferme. A l'occasion de mon voyage j'avais soit dit en passant changer un peu mes habitudes vestimentaires. Au lieu de l'ensemble cuir habituel j'avais revêtu une longue robe couleur de sable, pour mieux me confondre avec les marchands. Seule mon épée pouvait me trahir mais de nos temps de plus en plus de marchands voyagent armés, les vols deviennent fréquents et ils doivent pouvoir se défendre.

      J'effleura donc ma robe pour retirer le reste des résidus de mon sommeil. Je resserra le baluchon sur mon dos et vérifia que mon épée était bien ancrée à côté de celui-ci. Je me faufila par la suite hors de la ruelle étroite. Dehors, la ville en ébullition avait cessée de dormir. Comment se fait-il que je ne me sois pas réveillée avant ? Je me fondis dans la masse, bien décidée à découvrir le nom de la ville avec qui j'avais secrètement flirté cette nuit. Et pour cela, quoi de mieux qu'une taverne ? Les ragots y vont bon train et les propriétaires collaborent généralement. De plus, peut être y trouverais-je un élément important de ma quête. Du pourquoi je suis là. Aux premiers chants populaires que j'entendis je m'engouffra dans le bâtiment. Bien joué mademoiselle, une taverne avec une quantité inimaginable de poivrots saoul dès le matin. Je me frayais un chemin à travers les corps, principalement masculins et autant malodorants que moi, jusqu'au bar. J'adressais un coup d’œil rapide à l'homme. Petit, trapu, mais surement bien renseigné.

" Dîtes moi, où sommes nous ?
- Comment ça où sommes nous ? Vous vous promenez sans savoir où vous allez vous ? Vous êtes bien une femme. "

Teigneux le petit homme en fin de compte. Je lui adressais mon plus beau sourire, de toute mes dents aiguisées avant de répéter la question.

" Nous sommes dans une bourgade aux alentours de Massalia ma petite dame ! " J'adressais un signe de tête en guise de remerciement et analysais les personnes autour de moi. Personne ne semblait avoir prit conscience de ma présence. Très bien, comme ça je vais pouvoir faire mon petit repérage tranquillement...

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MessageSujet: Re: Comment voir l'invisible ? [Vyardo Leonacci]   Mer 29 Juin - 16:08

Je me réveille doucement, et tente d’entrouvrir un oeil. Mauvaise idée. Je le referme immédiatement et attend quelque secondes. Je refait un essai, et contemple la taverne plutôt sale dans laquelle je me trouvais. Je dis alors quelque chose de très subtil, du genre : “grnlgrbljfoula?”
je me redresse, doucement, maudissant ces gens qui avaient l'audace de parler dans une taverne dès l'aube. Dès l'aube? Au vu de la lumière qui passe par la fenêtre, dès le début/milieux de mâtiné. Je remarque alors qu'un homme se tient en face de moi, endormi dans une flaque de vomi. Au moins ça explique l'odeur. Après quelques efforts, je retrouve qui est cet homme et pourquoi j'ai dormi ici.
J'étais arrivé dans cette ville hier, et j'avais fait un petit peu de tourisme. Et pendant que je buvais innocemment une huitième bière, cet homme m'avait défié. Ma dignité m'imposait se relever ce défi, qui consistait à s'enfiler une chope d'un alcool local. J'ai vu la bouteille passer et je suis à peu près sur qu'il y avait un frelon crevé dedans. Les paris étaient lancés, et on me donnait perdant. Bah vu la flaque de vomi, j'ai gagné. Le tavernier me surprit et manqua de se faire poignarder lorsqu'il posa une poignée d’ecales sur la table, en disant :
“Voilà ta part, étranger”
Au moins ça de pris.
J'entends un vague bruit près de mon oreille. Je crois que l'aubergiste essaye de communiquer.
Il parlait d'un truc à enlever…
Ma hache. Il me manque ma hache. Je me redresse vivement, grogne et revient à ma position initiale. Je me redresse lentement donc, et observe les alentours.
Ah bah tiens trouvé. Elle est juste plantée dans le mur.
Attend, pourquoi elle est plantée dans le mur?
Bon alors après le défi, j'ai pas bougé jusqu'au réveil, donc c'était avant.
Ah oui.
Zut.
Le lancer de couteau.
Les règles: trois couteaux chacun, une marque au sol, une cible au mur.
Au bout de mes trois lancer, mon adversaire gagnait de 2 points seulement. Donc j'ai lancé ma hache. Normal, non? Un joli coup à voir la cible fendu au niveau du 5 points. Bon je devrais aller la chercher mais il faudrait que je me lève. C'est pas gagné. Ceci dit l'odeur de vomi de mon charmant voisin de table n'est pas très agréable. Faisons une expérience.
Mouais finalement je vais supporter l'odeur de vomi un peu plus longtemps.

Bon ça doit faire dix minutes que je suis là. Allez debout Vyardo.

Ouuuula. J’empoche les gains des paris et tente un déplacement hasardeux vers une table vide. J'ai peut être pas pris le chemin le plus court mais j'y suis. Je reste raisonnable et commande un verre d'eau. Vu la tête du bonhomme, on ne lui en a pas souvent demandé.
J'ai à peu près les idées en place maintenant, et je pense pouvoir marcher sans trop tanguer.
Allons récupérer cette hache.

Je l'ai pas raté celui là… le fer est bien encastré dans le bois, ça va être coton de l'arracher de là . Je tire un coup sec sur le manche. Rien.
Bon et bien, que la physique soit avec moi.
Je prend le manche tout au bout, et fait levier pour décoincer mon arme. Ça y est, ça bouge. Encore plusieurs coup et je la récupère. Le mur à un peu souffert mais ça ne se voit pas trop du bar. Un peu. Comme une fissure de 2 cm d'épaisseur et 20 cm de long dans du bois à 5 m.

Je retourne alors m'asseoir, ne me sentant pas près a affronter la lumière du jour. Après quelques minutes, une femme avec un accoutrement étrange entra. Peut être un marchand elyakie…
Un marchand bien équipé alors, au vue de l'épée qui pendait à son côté.
Je remarque aussi qu'elle dégage un fumet assez… marqué lorsqu'elle passe à côté de ma table.
Elle s'approcha du tavernier et lui demanda :

“Dîtes moi, où sommes nous ?”

Ah oui elle est bien perdu quand même. Et puis “ La Pêche Velu “ n'était peut être pas l'endroit le plus adapté pour se renseigner quand on est une femme.
La réplique du barman ne me surprend pas vraiment. Elle a obtenu une réponse finalement.
Elle aurait peut être besoin d'un guide…
J'aime bien faire guide. C'est juste une promenade payée. En plus ça me changera des caravanes. Je m'approche donc d'elle et dis :

“Bonjour, peut être souhaitez vous quelqu'un pour vous guider dans les environs? Moyennant quelques ecales je pourrais vous faire découvrir les environs en toute sécurité.”
Le tout la hache à la main, évidemment.

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MessageSujet: Re: Comment voir l'invisible ? [Vyardo Leonacci]   Jeu 30 Juin - 18:22

Le bois du comptoir commençait à s'imprimer dans mon coude, cela faisait plusieurs instants que j'observais les personnes qui m'entouraient à la recherche de celle qui m'aiderait dans ma quête en tant que guide, qu'appuie ou alors de martyre. Mes yeux furetaient de tous côtés pour trouver celui qui me fallait. A l'idéal je voulais quelqu'un de petit, fort et avec un regard perfide, ma copie masculine. Même si cette taverne était remplie d'individus en tout genre, j'avais bien du mal à trouvé chaussure à mon pied. Entre les poivrots évanouis dans leur vomis, ceux qui n'allaient pas tarder à les rejoindre et ceux venus chercher les problèmes le choix était un peu restreint.  N'y a t'il aucune tête brûlée ici ? C'est impossible que je sois la seule à savoir faire quelque chose de mes mains, à part des bras d'honneur. Je commençais à désespérée et à me morfondre sur mon sort, moi qui n’achèverai pas cette quête et qui ne pourrait au grand jamais rentré en ma mère patrie, de peur d'être traitée de lâche ou de mauviette. Alors que mon regard s'attarda sur un élément étrange au mur, une énorme brèche, j'entendis une voix près de moi, bien trop près de moi. Un homme, grand mais plutôt fin. Je ne m'attardais pas trop longtemps sur le corps masculin de peur d’être jugé et prise pour ce que je n'étais pas. Ce corps promettait une musculature plutôt prometteuse, enfin je l’espérais au vu de ce que me proposa de gentleman. De plus j'avais entre temps identifier l'auteur du méfait, celui qui avait agressé ce pauvre mur dans je ne sais quel but. C'était cet homme brun aux cheveux longs. Eh bien plutôt pas mal.

Il me proposa ses services pour me guider en ces lieux que je ne connaissais pas. Me guider oui pourquoi pas mon beau... Et te sacrifier ça te dit aussi ? Ce n'est pas le tout de brandir cette hache, si il ne sait pas s'en servir. Comme beaucoup d'hommes armés qui s'en servent uniquement pour intimider les plus peureux. Pourtant lui m'intriguait, il avait dans ses yeux quelque chose de différent. Un brin de défiance, d'orgueil, de courage et d'alcool surement aussi.

" Très bien, demain sept heures ici. Tâche d'être propre sur toi, en pleine possession de ton corps, je sous entend qu'il ne faut pas t'étouffer dans ton vomis cette nuit. Et aiguise ta lame. "

Sur ce je me tournais vers l'homme responsable de l'établissement derrière moi.

" Avez vous une chambre de disponible ? Et de quoi manger ? "

L'homme hocha la tête, manifestement il avait retenu la leçon. Il me tendit alors un petit objet métallique, une clé il me semble. Je n'en ai pas souvent rencontré dans ma vie. Puis l'homme poussa une porte derrière lui. Je posa ma main sur le bois du bar, et pris appuie pour me projeter de l'autre côté du bar ainsi que tout mon équipement. L'homme parut surprit. Effectivement ce n'est pas ici que l'on rencontre souvent des femmes flippantes ne serait ce qu'un peu musclée. Tant mieux si je impressionne, j'aurais moins à me soucier de vol ou autre mascarade destinées au visiteurs.

La porte découvrit un escalier en colimaçon fait de bois brut, plutôt bien travaillé, la seule chose élégante dans ce trou. Je gravis la volée de marche rapidement sans me retourner sur l'homme que j'avais laissé derrière moi en espérant qu'il avait bien compris mes instructions et qu'il serait là demain. L'ascension me conduit directement sur un couloir où plusieurs portes étaient closes. Je regarda alors l'objet que j'avais saisi dans la main du tavernier, le numéro 6 y était inscrit, je me dirigea donc vers le bout du couloir. La chambre était sommaire mais toujours mieux que l'endroit où j'avais passé ma nuit précédente. Je profita de la journée que j'avais devant moi pour me reposer avant la partie la plus physique de ma quête et aussi pour aiguiser ma tendre et douce lame. J'en profité également pour revoir les instructions que l'on m'avait donné. J'avais pour mission de retrouver une relique ayant un pouvoir de guérison. Le fils d'un homme important d'Hydras était tombé malade subitement et l'on m'avait chargé de retrouver cet objet sans nom, invisible aux yeux du commun, et situé au sud. Voilà les seules indications que j'avais. Voilà pour quoi j'avais besoin d'un guide d'ici.

Je descendis rapidement à la taverne le soir même pour prendre mon repas. J'eu le droit au minimal mais cela me convint amplement. Je regagnais rapidement mon lit sans encombre et pour la première fois depuis mon départ je dormis dans un vrai lit en ayant espoir de devenir un héros. Le lendemain matin je me réveille au aurore, me prépara, retira les draps de mon lit, et descendit régler ce que je devais au tavernier...

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MessageSujet: Re: Comment voir l'invisible ? [Vyardo Leonacci]   Ven 1 Juil - 12:07

Après ma proposition honnête et amicale,je m'attendais au moins à un “oui merci tiens voilà dix ecales et une boîte pleine de framboise comme acompte ! “ . Et bah non. En plus sa réflexion sur mon état est presque vexante : déjà je me suis pas vomi dessus et en plus ma lame est parfaitement aiguisé. Elle est toujours parfaitement aiguisé d'ailleurs. Je ne sais pas vraiment de quoi cette lame est faite mais elle n'a absolument pas changée depuis que je l'ai empruntée à mon ex-patron.

Et puis à part le petit être qui me met des grands coups de maillet sur la cervelle je suis en pleine possession de mes moyens. Pas depuis longtemps certes mais je pense être capable d'étaler n'importe quel habitant des environs qui voudrait s'attaquer à un marchand isolé.
Et puis je n'aime pas le regard qu'elle me jette avant de totalement m’ignorer et demander une chambre.
Son comportement est étrange … je ne sais pas quelles sont ses activités mais j'espère qu’elle ne vas pas me faire retourner des ordures, parce que à l'odeur…
Bon ses instructions sont claires . Programme de la journée : prendre un bain (enfin il n'était pas vraiment nécessaire qu'elle me le demande ), affûtage de dague.
Bah oui j'ai que ma hache qui ne  s'use pas, il y avait pas de dague à côté en stock.
Je vais m'entraîner pour me dérouiller (Ou dérouiller pour m'entraîner à voir).
Et puis je vais trouver un endroit où manger quelque chose de sain. Quoique est ce vraiment nécessaire de manger sain?
Donc je vais trouver un endroit où manger.
Et un endroit confortable pour dormir. Pas la “pêche Velu “ donc.

Après avoir complété tout mes objectif, je profitait d'un sommeil réparateur en ayant rien bu contenant de l'alcool de la soirée  (ah bon la bière ça compte? Zut.)
J'arrivais à l'heure  (comme d'habitude ) au rendez vous, avec mes affaires dans un sac, ma hache accroché dans le dos et ma dague savamment caché sous mon manteau, avant même que l’elyakie dont j'ignorais encore le nom ne soit descendu.
Je m’assois donc à une table pour l'attendre. Tiens mon adversaire est finalement parti. On voit bien la marque sur la table quand même… Ces gens sont d'un manque de savoir vivre. Je remarque désormais, alors que mon esprit n'est plus embrouillé par quoi que ce soit, que mon trou dans le mur est plus marqué que je le pensais. Est ce que c'est ma faute si il utilise des cibles fragiles sur un mur en bois, hein?
Bon je n'ai aucun moyen de savoir l'heure mais je n'étais pas en avance à ce point, si?
Ah la voilà qui arrive ! Je lui fait un signe amical avec mon plus beau faux-sourire, en me disant que moi aussi j'aurai été un  peu soupe au lait si je devais demander à un tavernier machiste dans quelle ville je me trouvais en sentant les ordures…
Je ne savais même pas vraiment pourquoi j'étais là : le rendez vous était trop tôt pour faire du tourisme et si elle est arrivé jusque là seule, elle ne devrait pas chercher subitement une escorte dans ce trou. Avec un peu de bol, ce sera amusant. Avec beaucoup de bol, ce sera amusant et il y aura des framboises...
Ai-je déjà précisé que j'aimais les framboises?
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MessageSujet: Re: Comment voir l'invisible ? [Vyardo Leonacci]   Dim 10 Juil - 10:30

Après avoir payer ma quittance au tavernier, je me retourna, l'homme que j'avais engager hier me faisait signe. Il avait l'air propre sur lui et était venu équipé. Enfin un homme qui obéit aux ordres, celui là ne me lâchera pas, enfin je l'espère... Je m'approcha de la table où il était assit et tira la chaise pour m'y asseoir. C'était là la partie la plus compliquée de cette quête. Comment expliquer à quelqu'un que je dois absolument trouvé un objet mais que je ne sais pas exactement sa localisation, sa forme et son apparence et que je ne suis même pas sûr que ce soit quelque chose de palpable ? Comment expliquer à quelqu'un que je recherche l'invisible ?

Je déplia sur la table une sorte de carte que l'on m'avait donné avant mon départ, elle était fort usée mais répertoriait bien plus de lieux dans cette région que les cartes actuelles bien trop simplifiées et conçues uniquement pour les touristes ou les marchands qui avaient seulement besoin de connaître les plus grandes villes. Or moi je cherchais quelque chose de bien cachée, au fond surement d'un trou, perdu au milieu de nul part. C'est alors que je commença mon long monologue pour lui expliquer la situation.

" Je recherche un objet, du moins je l'espère, pour ses propriétés. Quelles qu'elles soient tu n'as pas besoin de savoir, ne me demande pas. On m'a envoyée au sud de Morrokoth pour accomplir cette quête. Mais à partir d'ici je suis trop incertaine et incompétente sur les lieux pour m'y aventurer seule. Attention, ne te méprends pas, je suis seulement incompétente quant à la connaissance de ces lieux, pas au maniement des armes ou bien d'autres choses encore. A partir de cette ville, qui est là sur la carte, sans nom, c'est le grand désert. Plus aucunes indications sur cette fichue carte ni sur aucune. A croire qu'aucun aventurier n'a voulu aller se frotter au désert aride pour répertorier deux trois trucs au cas où, c'est pas possible nom de dieu. Du coup j'ai opter pour la solution qui me paraissait la meilleure, en l’occurrence toi.  Ouais je sais, c'est moche d'appeler quelqu'un meilleure solution alors que ce titre revient à mon arme. Bref. Cette quête m'a été posée sous forme d'énigme, pour bien emmerder le monde encore une fois. L'énigme était : Trouve les deux points qui caressent le ciel, là où les êtres vivent la nuit, un peu plus loin que le dernier lieu inconnu de ces terres. J'en ai déduis que ces terres concernent l'île de Morrokoth. Une autre aurait été une folie quant au temps que je dispose. Le dernier lieu connu de cette île est donc cette ville, celle où nous sommes actuellement. C'est déjà une bonne chose non ? Cependant je n'ai aucune connaissance d'un endroit où les hommes vivent la nuit et de points qui caressent le ciel. Maintenant c'est à toi de compléter cette énigme. Alors aventurier, que faisons nous ? "

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MessageSujet: Re: Comment voir l'invisible ? [Vyardo Leonacci]   Mer 13 Juil - 23:34

Elle s'assoit en face et étale devant elle une vieille carte bien plus complète que celle des environs que j'avais déjà vu.
Je remarque qu'elle prend une grande inspiration et elle commence :

" Je recherche un objet, du moins je l'espère, pour ses propriétés. Quelles qu'elles soient tu n'as pas besoin de savoir, ne me demande pas.”

Ah bah ça commence bien. Bon bah si c'est pas la peine de demander, je vais pas demander moi.

“On m'a envoyée au sud de Morrokoth pour accomplir cette quête.”

Donc ce n'est pas une initiative personnelle. Je me demande qui est ce “on” ?

” Mais à partir d'ici je suis trop incertaine et incompétente sur les lieux pour m'y aventurer seule.”

Ça j'avais remarqué.

“Attention, ne te méprends pas, je suis seulement incompétente quant à la connaissance de ces lieux, pas au maniement des armes ou bien d'autres choses encore.”

J'espère bien, j'ai signé pour être guide voire escorteur, pas baby-sitter.

“A partir de cette ville, qui est là sur la carte, sans nom, c'est le grand désert”

Ah c'est sûr que c'est pas Nepres ici.
Il n'y a plus rien après, c'est bien pour ça que je me suis arrêté la.

“Plus aucunes indications sur cette fichue carte ni sur aucune. A croire qu'aucun aventurier n'a voulu aller se frotter au désert aride pour répertorier deux trois trucs au cas où, c'est pas possible nom de dieu”

Il me semble avoir entendu que quelqu'un était parti combler ce manque justement. Jamais entendu parler de lui depuis et ça doit faire 3 ans.

“Du coup j'ai opté pour la solution qui me paraissait la meilleure, en l’occurrence toi.”

Hm
Je dois le prendre comment ?
Honnêtement je sais pas. On va voir la suite.

“Ouais je sais, c'est moche d'appeler quelqu'un meilleure solution…”

C'est vrai que je suis pas fan de ce surnom.
“...alors que ce titre revient à mon arme.”

Ah. Je vaux moins que son épée, je note.
Bon je tiens plus à ma hache qu'à elle mais je ne lui dit pas au moins.

“Bref. Cette quête m'a été posée sous forme d'énigme, pour bien emmerder le monde encore une fois.”

Zut une énigme. C'est vrai que c'est embêtant. Ils pourraient pas juste donner l'adresse et le numéro de pigeon voyageur ? On gagnerait un temps fou.

”L'énigme était : Trouve les deux points qui caressent le ciel, là où les êtres vivent la nuit, un peu plus loin que le dernier lieu inconnu de ces terres.

La comme ça, ça m'inspire… absolument rien.
Des points qui caressent le ciel…
Hey j'ai pas une sorte d'éclair de génie la?

“Euuuuuuh les points qui caressent le ciel, ça pourrait être deux montagnes? Ça arrive de voir deux pics vers l'ouest par beau temps ici.Par contre jamais entendu parler de ces êtres nocturnes…  ”

D'après mes estimations les montagnes ne devraient être que à quelques jours. Cinq maximum.
Enfin voilà un voyage intéressant qui s'annonce !  Une énigme mystérieuse, une contrées inconnu dont personne n'est revenu, un compagnon étranger  sorti de nul part, des pléonasmes en série. Non vraiment, si cette guerrière se détendait un peu ce serait amusant. Tiens d'ailleurs…

“Au passage, comment dois - je vous appeler, madame? Je suis moi même Vyardo Leonacci, pour vous servir.”
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