Acrobaties Nocturnes : Début d'une Rivalité

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Anva'ar Kordrak
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MessageSujet: Acrobaties Nocturnes : Début d'une Rivalité   Sam 4 Juin - 22:52

Kalder 3 en Mugan, cycle de Nasvar 1216

    La nuit commençait à tomber dans un petit village du fin fond des contrées sauvages de Morrokoth. Celui-ci n'était pas des plus animés, il comptait plusieurs maisons, de même apparence que celles qu'on trouve un peu partout sur l'île, mais aucun bruit de n'échappait de beaucoup d'entre elles. Le village possédait aussi une auberge, dans lequel les voyageurs pouvait se reposer après de longues journées de marche. Les seuls bruits que l'on pouvait entendre aux alentours du village en provenait. La présence de plusieurs chevaux dans l'étable dénotait de la présence d'une caravane de marchands.

    C'était l'une des premières choses à laquelle Anva'ar avait pensé en arrivant dans ce fameux village. La route avait été longue depuis sa séparation avec Vyardo, et le combat avec les trois brigands n'avait pas amélioré sa condition physique. Des efforts physiques sur la durée ? Très peu pour lui. En conséquence, son air fatigué était plutôt affiché et accompagné d'un air un peu morose. Voyager c'était bien, ça permettait de nouvelles rencontres et plus encore. Mais on ne peut pas vraiment voler des gens quand on est seul sur une route. A la vue de l'auberge, puis des chevaux, un sourire se dessina sur son visage : Anva'arl aimait bien les caravanes de marchands. Ces derniers possédaient toujours des articles intéressants, que ce soit à acheter ou à voler. Reprenant une démarche visiblement plus enjouée, il se dirigea vers le bâtiment, en passant à travers le village. Ce dernier était en grande partie silencieux, excepté quelques maisons. Les portes d'une bonne partie de celles-ci se fermèrent à son approche. "On dirait qu'ils ont pas l'air très contents de me voir ..." pensa la Hajhira. Il ne se doutait pas que ceux d'autres races n'étaient pas très bien vus dans la campagne.

    Ainsi Anva'ar arriva devant l'auberge, dont il lit l'écriteau au dessus de la porte. On pouvait lire sur celui-ci le nom de l'auberge : "La Myrtille Branlante". A la lecture de celui-ci, le Hajhira frissonna. "Pourquoi est-ce que les taverniers de Morrokoth sont aussi obsédés par les fruits ? Me dis pas qu'il y a un syndicat des tavernes fruitières ou un truc dans le genre." se dit-il à lui même. Après un long soupir et une brève malédiction lancée à l'encontre du potentiel syndicat des tavernes fruitières, il passa le seuil de l'auberge.
   
    Celle-ci n'était pas très grande, ce dont on pouvait se douter en voyant l'extérieur. La grande salle ne comptait que quatre tables adossées au mur, dont une était occupé par trois hommes barbus dans la trentaine, certainement les marchands en question. A l'opposé de ces tables se situait un petit comptoir, certainement pour commander des boissons ou encore prendre une chambre. Le Hajhira ouvrit la porte, accompagné de la petite sonnerie d'une cloche servant certainement à prévenir le propriétaire de la venue d'un client. Attirés par ce bruit, les clients présents se retournèrent pour le dévisager avec appréhension. Les Hajhiras n'étaient en général pas très bien vu en tout Thoronir. Si certains, une bonne partie même, étaient des gens honorables et pourvus d'un travail respectable, la plupart des humains de l'archipel les voyaient surtout comme des êtres sournois et fuyants, prêts à leur voler leur bourse au premier moment d'inattention. Anva'ar n'avait jamais vraiment fait état de ces préjugés. Certainement car il en était en partie représentatif, et n'était pas vraiment préoccupé par l'avis des autres.

   Le Hajhira se dirigea donc vers le comptoir, duquel un homme au crâne rasé le toisait. Celui-ci ne semblait pas ravi d'accueillir un Hajhira dans son auberge semblait-il. Anva'ar entrepris de lui adresser la parole avec un grand sourire.

"Bonjour monsieur, j'aimerais prendre une chambre chez vous s'il vous plaît !"

"Bien ... Une chambre ici c'est 10 écales. T'as de quoi payer ?"

    Anva'ar eut un petit rire intérieur. 10 écales ? C'était déjà trop pour une chambre miteuse dans une auberge miteuse. Le Hajhira suspecta le propriétaire d'avoir fait gonfler les prix, mais s'abstint de tout commentaire. Il se contenta de payer l'homme et monta les escaliers du bâtiment. Une fois sa chambre trouvée, il entreprit de l'inspecter. Celle-ci comprenait un simple lit à l'apparence peu confortable, ainsi qu'une table de chevet, et un pot de chambre. Une simple fenêtre permettait aux derniers rayons du soleil d'entrer dans la pièce. L'absence de fissures béantes ainsi que de fuites d'eau était une bonne chose. On pouvait tout de même apercevoir des toiles d'araignées un peu partout, et les draps posés sur le lit ne semblait pas avoir été lavés depuis plusieurs années. Anva'ar ne s'en plaignait pas vraiment : la majeure partie de sa nuit se passerait dehors.

    Le Hajhira descendit pour avoir l'air d'une personne normale, puis s'installa à la table à côté des marchands, qui semblaient pris dans une nuit de beuverie. Anva'ar prit un semblant de souper constitué de pain et d'une soupe peu ragoûtante d'origine inconnue. Il se dépêcha de la finir tout en écoutant ce dont parlait les marchands de la table d'à côté, pour une grande partie des ragots inintéressants. Soudain, l'un des trois hommes mentionna à voix basse une rumeur selon laquelle un riche homme d'affaires aurait une résidence secrète non loin de là, dans laquelle il ne se rendait apparemment pas souvent. Ayant entendu cela et étant intrigué par cette rumeur, le Hajhira entreprit de les écouter plus attentivement. Selon leurs dires, cette résidence se situait dans un bois au sud du village, à l'abri des regards, et qu'un homme venait régulièrement chercher des denrées ici. Les trois marchands abandonnèrent cependant la rumeur, ne voyant en elle que des racontars de paysans. Anva'ar décida d'y accorder un peu plus de crédit. Il finit son repas et remonta dans sa chambre, saluant au passage le propriétaire occupé à se cure le nez d'une façon on ne peut plus élégante.

    A la nuit tombée, le Hajhira récupéra ses affaires. Il enfila sa veste noire et mit dans les poches intérieures de celle-ci son nécessaire de cambriolage, soit son kit de crochetage. Anva'ar prit aussi ses deux dagues, jugeant qu'on était jamais trop prudents.  La fenêtre donnant sur l'extérieur lui permit une sortie rapide tout en n'éveillant aucun soupçon. Il se saisit ensuite d'une corde avec un piton au bout de celle-ci, dont il se servit pour grimper sur le toit de l'auberge. Ainsi perché sur le plus haut bâtiment des environs, le Hajhira regarda vers le sud, apercevant effectivement un petit bois à quelques centaines de mètres. "On dirait qu'il y a quelque chose ... Des yeux d'oiseau ... Un Ou'khem peut-être ? . Anva'ar se concentra ainsi sur ses yeux, imaginant ceux d'un de ces gros oiseaux de l'archipel. Après un certain temps, la pupille de ses yeux vibra, puis sa vision changea totalement. Il put ainsi apercevoir dans le bois des semblants de structure en pierre, mais aussi et surtout une lumière qui ne semblait pas naturelle. Cela confirma ses doutes sur la véracité de la rumeur. Ainsi convaincu, le Hajhira redescendit du toit, puis se dirigea au pas de course vers les bois au sud, tout en se demandant ce qu'il pourra bien y trouver.

    Ainsi commença la nuit d'Anva'ar.
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Syphel
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MessageSujet: Re: Acrobaties Nocturnes : Début d'une Rivalité   Dim 5 Juin - 14:56

Syphel enroula ses bras autour de sa poitrine, frissonnante. Les nuits étaient plus fraîches qu'à Gwildor et son foyer lui manquait. "L'aventure hein ? J'aurais mieux fait de me casser une jambe au lieu d'accepter cette foutue mission ..." ronchonnait-elle pour elle-même. Son enthousiasme avait été douché par la pluie qui l'avait harcelée toute la journée avant de finir par se transformer en fine bruine au crépuscule. Ses vêtements trempés collaient à sa peau, la glaçant jusqu'aux os au moindre coup de vent. La sensation de malaise et l'angoisse qui pesaient sur elle chaque fois que le temps virait à l'humidité semblait étreindre son coeur battant d'une main cruelle. Nerveuse, elle sursautait au moindre bruit et épiait les alentours avec méfiance. Régulièrement, elle buvait dans une gourde pleine d'un alcool revigorant a base de sève d'Horestia et de pétales de Nuhen fermentées. L'alcool diffusait une douce chaleur dans son sang et lui permettait 'oublier un tant soit peu qu'elle était transie de froid et trempée.

Postée là depuis le matin pour s'assurer que la demeure était vide -parvenant a rester vigilante sans faillir grâce à la sève d'Horestia présente dans sa boisson-, elle avait remarqué un unique serviteur, "Sans doute un concierge", songea t'elle. Ce dernier s'était activé dans la vieille bâtisse toute la journée, comme le témoignaient les différentes lumières qui avaient éclairé les fenêtres les unes après les autres. Manifestement, l'homme était chargé d'entretenir les lieux durant l'absence de son maître. L'ayant vu sortir le matin d'un petit bâtiment secondaire au fond de la propriété, elle avait deviné qu'il occupait cette maison -peut-être avec sa femme- et soupçonnait que la grande demeure, celle du maître, restait vide la nuit.

Lorsqu'elle vit le gardien sortir de la bâtisse pour rejoindre la maison de domestique, elle attendit de longues minutes pour être sûre qu'il ne reviendrait pas, avant de se concentrer sur sa mission. Cette dernière ne s'annonçait pas très compliquée : la façade de la maison était décorée d'élégantes parures en relief, et toutes les fenêtres surmontaient d'impressionnantes corniches. Ce serait un jeu d'enfant d'entrer. Elle avait déjà repérée quelle fenêtre elle prendrait : l'une de celle du deuxième étage. C'était une petite fenêtre, l'une des rares qui n'était pas protégée par des barreaux, et pour cause, seul un enfant pouvait y passer .. Ou un Galbuk fluet comme elle l'était ! Elle devait mener vers une salle de bain, ou un cellier, une pièce qui ne serait pas protégée et de laquelle elle pourrait aviser si elle entendait du bruit ou non. Qui plus est elle se trouvait juste à droite d'une large fenêtre richement décorée pourvue d'épais barreaux qui laissaient croire que ce qu'elle cherchait pourrait se trouver dans la pièce attenante.

Son humeur améliorée par la perspective de sa mission, elle se redressa en frottant ses vêtements humides. Elle prit une dernière gorgée dans sa gourde et s'attela à la tâche. Elle sortit de sa cachette de fourrés pour s'élancer d'un pas silencieux vers la façade. Souplement, elle s'agrippa à une fente dans le mur avant de sauter sur la corniche d'une des fenêtres du premier. Se hissant, elle regarda par la fenêtre, mais la pièce était vide. Elle se ramassa sur elle-même avant de bondir pour attraper une saillie dans la pierre de l'édifice. Sa prise a peine assurée, elle s'élança vers une autre, plus bancale. La pierre, vieille et friable, se délita sous ses doigts et elle ne dut qu'à ses réflexes de s'épargner une chute douloureuse. "J'aurais du modérer la boisson .." grommela t'elle en continuant son ascension.

Très vite, elle fut rendu sur la fenêtre qu'elle visait. S'asseyant sur la corniche, elle vérifia que personne ne se trouvait dans la pièce avant de sortir ses outils. La fenêtre n'avait pas de serrure, ses crochets ne lui seraient donc d'aucune utilité. Toutefois, elle s'était crée un outil très pratique pour ces circonstances : une feuille de métal assez mince pour se glisser entre les deux battants, et assez rigide pour enclencher le simple mécanisme qui l'ouvrait, normalement de l'intérieur. Habilement, sans un bruit, elle se glissa à l'intérieur, heureuse de se retrouver enfin au sec.

Comme elle l'avait supposé, il s'agissait d'un cellier. Son ventre gargouillant, elle saisit un morceau de viande séchée qu'elle glissa dans sa bandoulière avant de sortir de la pièce. Le couloir était vide, silencieux et non-éclairé, ce qui la rassura. Elle longea le mur jusqu'à tomber sur la porte qui devait mener à la pièce qu'elle recherchait. cette dernière était en bois massif et finement ouvragée de dorures, ce qui la conforta dans son idée qu'il s'agissait de la chambre du maître. Posant sa main sur l'imposante poignée, un bruit ténu la retint. Elle colla son oreille contre la porte et entendit comme un crépitement. Fronçant les sourcils, elle n'entendait pourtant rien d'autre. Prenant une grande inspiration, elle poussa doucement la porte et passa la tête dans l'entrebâillement. Soulagée, elle ne vit rien d'autre qu'un maigre feu dans un âtre imposant. Ce dernier prenait le coin de la pièce et ne diffusait qu'une faible lumière, raison pour laquelle elle ne l'avait pas vu de l'extérieur. Sans doute que le domestique ne savait pas quand son maître rentrerait et allumait un feu dans sa chambre chaque soir par précaution.

Tentée par l'idée de bénéficier de la chaleur du feu pour sécher ses vêtements, elle s'agenouilla devant l'âtre avec un soupir de plaisir. Elle détestait tant l'humidité que l'importance de sa mission passait après le séchage de ses vêtements. Elle ferma les yeux, la tête baissée. La lumière du feu réchauffait son visage, redonnant un joli rose aux joues de son visage, constellé de tâches de rousseur. Ses boucles folles paraissaient rougeoyer comme des braises à la lumière du feu, encadrant son visage mutin d'un aura brûlant. Ses lèvres délicatement ourlées s'ouvraient sur une respiration lente et profonde. Assise ainsi, les mains posées sur ses cuisses, elle avait presque l'air de se recueillir. Son visage serein et ses épaules détendues ne laissait pas croire que toute son attention était accaparée par le silence, guettant le moindre bruit, le moindre souffle.


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Anva'ar Kordrak
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MessageSujet: Re: Acrobaties Nocturnes : Début d'une Rivalité   Dim 5 Juin - 18:04

Anva'ar était impatient. Un résidence secrète, perdue au milieu d'un bois ... On aurait dit quelque chose tout droit sorti de l'esprit d'un romancier. Le Hajhira, toujours en train d'imaginer tous les trésors que pourraient contenir ll'endroit, était toujours en train de courir vers le bois. L'herbe encore humide des champs lui caressait presque délicatement les mollets, rajoutant une agréable touche de fraîcheur. Après quelques minutes de course, il arriva enfin à l'orée du bois. Celui-ci semblait plutôt dense, rempli de fougères et de plantes envahissantes. Un endroit parfait pour se cacher, en somme.
    Le Hajhira pénétra dans le petit bois. La nuit rendait la zone plutôt difficile à naviguer, mais ses yeux lui permettaient une meilleure vue nocturne que la plupart des humains. Cela lui permettait aussi de ne pas avoir à utiliser une torche, ce qui pourrait alerter une quelconque présence de son arrivée. Les animaux nocturnes s'activaient, surtout les insectes. On pouvait aussi entendre de temps à autres le croassement d'un Corbic, cherchant certainement un partenaire.
   
    Plutôt que de bêtement traverser la forêt, Anva'ar préféra s'entraîner à quelque chose qu'il n'avait pas beaucoup pratiqué de par son origine citadine : l'escalade d'arbres. Ceux-ci étant des structures complexes, se balancer de l'un à l'autre s'avérerait un défi intéressant et lui permettrait de s'entraîner un peu. Le Hajhira se rapprocha ainsi d'un arbre aux tronc solide et aux épaisses racines. Il prit appui sur celle-ci et s'élança sur le tronc, se servant de ses griffes pour s'accrocher à l'écorce de l'arbre. Après avoir saisi une branche solide, il se balança pour gagner de l'élan et se hisser sur la branche. Cette dernière, située plutôt en hauteur, offrait une meilleure vue sur les arbres des alentours. Anva'ar repéra une branche sur laquelle il pourrait atterrir pour continuer son avancée vers la résidence. Le jeune voleur s'accroupit sur la branche puis profita de cette détente pour s'élancer vers ladite branche, sur laquelle il atterrit sans trop d'efforts. Heureusement pour lui, les arbres de la forêt semblait avoir des branches plutôt résistantes. Ainsi celle-ci ne craqua pas sous son point. Fier de cette action, le Hajhira continua à grimper sur le deuxième arbre jusqu'à repérer une branche utilisable. Il continua ce petit manège de la même façon jusqu'à enfin arriver au centre de la forêt.

    Pas peu fier de son petit numéro de grimpeur d'arbre, Anva'ar se permit enfin de descendre des arbres après avoir atteint une clairière plutôt grande qui constituait le centre de la forêt. Pourtant, ce qui attirait l'oeil presque automatiquement était la grande bâtisse située au milieu de celle-ci. C'était un grand manoir, du style de ceux qu'on peut voir dans les beaux quartiers de Nèpres. Composée de 2 étages, le bâtiment possédait plusieurs rangées de fenêtre à chaque, la plupart recouvertes de barreaux. Anva'ar pensait cependant à autre chose : "Ainsi donc la rumeur était bien vraie ... Je le savais ! A moi les trésors intéressants !"
    Le Hajhira allait s'élancer vers la demeure quand il aperçut une lumière vacillante sortir de la porte d'entrée. Par peur d'être découvert, il tourna sur ses talons et se cacha derrière un tronc d'arbre. La lumière ne s'avéra être que la lampe d'un homme d'âge mur. Celui-ci était probablement le concierge de l'endroit, raisonna le Hajhira, après l'avoir vu se diriger vers une seconde bâtisse située à côté du manoir. Pour Anva'ar ça n'avait pas vraiment d'importance. L'homme allait probablement se coucher, et la demeure ne comptait certainement aucun garde vu l'absence de lumières. Tout excité, il s'élança en direction du bâtiment afin de voir s'il pourrait trouver quelque chose d'intéressant.

    Un problème se posa cependant après un examen minutieux de la bâtisse : Il ne semblait y avoir aucun moyen d'y entrer. Les seuls fenêtres assez grandes pour le laisser entrer étaient bloquées par des barreaux en fer. L'éventualité que les enlever fasse assez de bruit pour réveiller le concierge, mais surtout leur placement en hauteur, dissuada le Hajhira de s'y attaquer. Une des plus petites fenêtres était ouverte, mais il n'y prêta pas attention de par le fait qu'il ne pouvait pas l'utiliser pour entrer. Il ne restait ainsi pas beaucoup d'options pour entrer, alors Anva'ar se résigna à s'attaquer à la porte d'entrée. Cela l'attristait, car entrer par une porte n'était pas vraiment son mode d'action. Après tout quel est l'intérêt d'entrer quelque part par ce qui est censé nous y faire entrer ? A contrecoeur, le Hajhira se dirigeait vers la porte d'entrée quand il se rappela l'existence d'un détail qui lui permettrait d'entrer : la présence d'une cheminée au dessus de la maison.

    Se rappeler de la présence de la cheminée mit un sourire sur le visage d'Anva'ar. Les meilleures façons de s'infiltrer sont toujours celles auxquelles on s'attend le moins. Le Hajhira se saisit alors de son grappin, qu'il fit tournoyer dans l'air avant de le lancer vers le toit de la bâtisse. Le piton situé au bout de la corde s'accrocha au rebord de celui-ci, permettant ainsi au Hajhira de se hisser à l'aide de ses bras et des griffes de ses pattes arrières sur le toit. En haut, Anva'ar repéra deux cheminées, vers lesquelles il se dirigea. La première était malheureusement en fonction, de par la présence d'une légère flamme. Il préféra éviter de l'éteindre de par l'éventuelle présence de quelqu'un dans la maison qu'il n'aurait pas vu. Se dirigeant vers la deuxième, Anva'ar vit que cette dernière n'était heureusement pas fermée. Afin de déterminer si la partie donnant à l'intérieur était ouverte, le Hajhira se saisit d'une petite branche à laquelle il mit le feu. Après l'avoir enroulée autour de la corde, il la fit descendre dans le conduit de la cheminée, en faisant attention à ce que la flamme ne touche pas la corde. En examinant la lumière produite par la flamme, Anva'ar put en déduire que la cheminée était bien ouverte. La corde fut donc remontée et la flamme éteinte.
    Le voleur commença donc sa descente dans la cheminée, en essayant de faire le moins de bruit possible. Heureusement pour lui, il n'y avait pas de suie dans le conduit : le concierge faisait apparemment bien son travail. Ses griffes lui étaient bien utiles pour s'accrocher aux interstices entre chaque briques. Arrivé au fond de la cheminée, Anva'ar se plia en deux afin de pénétrer dans l'âtre, et enfin dans la maison.

    L'intérieur du manoir baignait dans l'obscurité. Le Hajhira put néanmoins apercevoir sur les murs et dans des vitrines d'imposants objets. On pouvait y trouver de tout, de la porcelaine, des bijoux et bien d'autres choses précieuses. Plutôt fier de son entrée, Anva'ar se dirigea vers ces objets pour les inspecter. La plupart des bijoux devaient certainement valoir une petite fortune, mais leur forme dérangeait le voleur. Pour être franc, c'était plutôt qu'il ne les aimait pas. "Trop rond, trop carré ... Pas assez rond celui-là !" pensa-t-il en les inspectant. Le Hajhira trouva néanmoins quelque chose qui piqua sa curiosité. C'était un Saphir taillé de telle sorte qu'on aurait dit une corne. Tout de suite sous le charme, il s'empressa de s'attaquer à la serrure de la vitrine qui le contenait. Celle-ci n'était pas des plus compliquées, mais lui cassa quand même un crochet. "Zut ! Je devrais faire plus attention avec ces serrures ...", se dit Anva'ar à lui-même. "J'aurais peut-être du prendre un peu plus de crochets ..."
    La fin de ce pauvre crochet n'attrista pas plus le Hajhira. Il se contenta de continuer son chemin après avoir rangé le Saphir Corne dans son sac. Tout en continuant son chemin, il se rapprocha de la pièce d'où provenait la lumière qu'il avait vu sur le toit. Anva'ar se rapprocha de la lumière tout en essayant de faire le moins de bruit possible. Il arriva devant une porte ouverte d'où il put inspecter du coin de l'oeil l'intérieur de la pièce. Celle-ci était richement décorée, remplie de meubles de haute facture. La présence d'un lit informa le Hajhira sur la nature de la pièce : c'était assurément une chambre, probablement celle du maître de la maison.

    Cependant, autre chose capta l'attention d'Anva'ar. Une silhouette se tenait assise devant le feu. D'apparence plutôt féminine, cette dernière avait une chevelure rousse dans laquelle se reflétait les lueurs provenant du feu de cheminée. Sa taille et sa corpulence indiquait un enfant, mais quelque chose n'allait pas. Qu'est-ce qu'un enfant ferait ici en plein nuit ? Le concierge n'aurait certainement pas laissé sa fille dans une bâtisse pareille, tout seule pendant la nuit.

    Préférant faire le premier pas, il s'avança dans la pièce et interpella la silhouette, tout en notant l'ironie des paroles qu'il s'apprêtait à prononcer.

"Qui êtes vous et que faites vous ici ?"
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Syphel
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MessageSujet: Re: Acrobaties Nocturnes : Début d'une Rivalité   Dim 5 Juin - 18:50

Syphel, assise devant la cheminée, laissait ses penser vagabonder avec plaisir. Ses vêtements étaient sec maintenant, mais elle ne s'était pas relevée pour autant.  Toutefois, il lui sembla entendre des pas dans la pièce. Alertée, elle se releva vivement et son regard tomba sur un Hajira qui l'interpellait. Se maudissant intérieurement pour sa bêtise, elle analysa rapidement ses perspectives de fuite : absolument aucune. Les barreaux aux fenêtres et le Hajira devant la porte l'en empêchait. Elle détailla l'intrus avec suspicion. Il n'avait certainement pas l'air de vivre ici et sa mise ainsi que sa façon silencieuse d'arriver lui mis la puce à l'oreille. Sans doute n'était-il qu'un vulgaire voleur venu piller les trésors de cette demeure. Espérant qu'il ignorait que sa présence ici n'était pas plus légale que la sienne, elle songea à tirer parti de son aspect enfantin pour se faire passer pour la jeune fille du maître, mais sa bandoulière en cuir, sa mise, ses formes et ses traits adultes l'auraient vite trahie.

Jurant grossièrement à voix basse, elle mit la main à la dague dont le fourreau pendait à sa hanche, menaçant. Seul ce geste trahissait sa tension. Un sourire amusé flottait sur son visage détendu et elle se mit à faire quelques pas devant le Hajira. Elle sortit sa dague de son fourreau avec un geste nonchalant et joua avec quelques instants avant de le pointer avec, comme elle l'aurait fait du doigt.

"Il semble que je puisse vous retourner la question, cher Monsieur. Mais puisque vous l'avez posée le premier, laissez moi me présenter."

Syphel laissa flotter quelques secondes avant de reprendre avec une révérence aussi élégante que moqueuse.

"Je suis Jacynthe Vif-Acier", mentit-elle, "mais vous pouvez m’appeler Jace, comme tout le monde. Quant à la raison de ma présence ici .. Je crains de devoir récupérer un objet qui m'appartiens, ou qui m'appartiendras d'ici peu, ne vous en déplaise. Le reste vous appartient si vous le souhaitez. Mais vous-même, qui diable êtes-vous ?"


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Anva'ar Kordrak
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MessageSujet: Re: Acrobaties Nocturnes : Début d'une Rivalité   Dim 5 Juin - 19:22

Anva'ar continuait à dévisager la petite silhouette s'approchant de lui. De toute évidence, ce n'était pas une enfant. Une Galbuk dans ce cas ? Mais elle était étrangement ... mince. "Une Galbuk mince ? C'est une première ça." pensa-t-il. La Galbuk en question se rapprocha de lui, avec un sourire nonchalant sur le visage, tout en sortant une dague de son fourreau. Elle pointa celle-ci vers son visage et s'exprima :

"Il semble que je puisse vous retourner la question, cher Monsieur. Mais puisque vous l'avez posée le premier, laissez moi me présenter."

Sans laisser le temps au Hajhira de parler, elle effectua une révérence d'une certaine élégance, avant de continuer :

"Je suis Jacynthe Vif-Acier, mais vous pouvez m’appeler Jace, comme tout le monde. Quant à la raison de ma présence ici .. Je crains de devoir récupérer un objet qui m'appartiens, ou qui m'appartiendras d'ici peu, ne vous en déplaise. Le reste vous appartient si vous le souhaitez. Mais vous-même, qui diable êtes-vous ?"

Anva'ar eut un petit rire intérieur. Décidément les choses drôles s'enchainaient aujourd'hui. Ainsi il était tombé sur un autre voleur. Une bien grande surprise, il n'était pas habitué à .... genre de situation. La Galbuk avait dit se nommer "Jacynthe vif-Acier", mais pour une certaine raison le Hajhira avait quelque problèmes avec celui-ci. L'intonation qu'elle avait prise au moment de parler avait semblé un peu ... fausse. Mais Anva'ar ne jugea pas utile de se tourmenter plus longtemps sur cela. Elle était de toute évidence une voleuse, mais disait n'être ici que pour une chose ... "Un trésor caché ? Un contrat ?... Possible." se dit le Hajhira tout en fixant du regard les yeux verts mouchetés d'or de la petite. Anva'ar préféra ne pas cacher ses intentions. Après tout ils étaient tous les deux ici sans autorisation :"Et bien, soyons honnêtes", pensa-t-il en se munissant d'un de ses fameux sourires espiègles.

"Je me présente, Anva'ar Kordrak, pour vous desservir. Le meilleur voleur de tout Thoronir. Pour répondre à votre question, et bien c'est simple. J'ai juste entendu parler de cette demeure et décidé d'y jeter un coup d'oeil, afin de trouver quelque chose d'intéressant à ... ajouter à ma collection ?"

Tout en parlant, le Hajhira se saisit d'une de ses dagues qu'il pointa en direction de la Galbuk. Il voulait lui faire savoir qu'au cas où, lui aussi pourrait se défendre. Son propre ton de voix lui déplaisait toutefois. Anva'ar détestait soigner son langage, cela lui rappelait les riches habitants des beaux quartiers de Nèpres : ces politiciens et hommes d'affaires prêts à toute les courbettes pour une meilleure position.

"Il semblerait que nos objectifs ne soient pas en conflit. Que diriez-vous de vous joindre à moi pour explorer ce manoir ? Deux paires de bras sont toujours meilleurs qu'une !

Un proverbe maintenant ! Anva'ar se jura de tutoyer la fameuse "Jace" dès que possible. Après tout, y a-t-il vraiment besoin de parler comme cela lorsqu'on "travaille" ?
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Syphel
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MessageSujet: Re: Acrobaties Nocturnes : Début d'une Rivalité   Dim 5 Juin - 21:41

Syphel ne réussit pas à déterminer si le Hajira avait gobé son mensonge ou non, mais au final peu importait car il semblait se satisfaire de cette fausse information. Alors que son interlocuteur se munissait d'un sourire espiègle qui lui plut de suite, elle écouta ce qu'il avait à dire.

"Je me présente, Anva'ar Kordrak, pour vous desservir. Le meilleur voleur de tout Thoronir. Pour répondre à votre question, et bien c'est simple. J'ai juste entendu parler de cette demeure et décidé d'y jeter un coup d'oeil, afin de trouver quelque chose d'intéressant à ... ajouter à ma collection ?"

La manière de parler de son interlocuteur l'amusait. Elle sentait bien qu'il n'était pas à l'aise à soutenir son language et sa manière de ponctuer ses phrases d'humour lui inspirait une forme de confiance ponctuelle. Les gens possédant le sens de l'humour étaient toujours de bonne compagnie, le temps lui dirait s'il était vraiment bon voleur.

"Il semblerait que nos objectifs ne soient pas en conflit. Que diriez-vous de vous joindre à moi pour explorer ce manoir ? Deux paires de bras sont toujours meilleurs qu'une !

Sa manière de tenir sa dague face à elle ne passa pas inaperçue, mais puisqu'il lui proposait une association, elle rengaina la sienne dans son fourreau avec un hochement de tête entendu.

"Toi qui te targues d'être le meilleur voleur, sache que tu viens de trouver ton maître." l'avertit-elle avec un sourire assuré. "Ce que je cherche se trouve certainement dans cette pièce. Laisse moi quelques minutes pour le trouver et l'on explorera le reste ensuite, d'accord ?"

Sans lui laisser le loisir de refuser, elle se détourna et se baissa au pied du lit. Elle frappa le pieds en bois à différents endroits jusqu'à entendre un son creux sur le deuxième. Un sourire satisfait s'épanouit sur son visage.

"Te voilà ..." murmura t'elle.

Habilement, elle dévissa le pieds qui se révéla creux, comme elle l'avait deviné. Pourtant, ce n'était pas les papiers qu'elle cherchait qu'il contenait mais quelques pierres précieuses d'excellente facture. Haussant les épaules, elle les rangea dans sa bandoulière avec un soupir de déception. Elle reprit son investigation avec détermination. Un bureau se trouvait à l'opposé de la pièce. Elle ouvrit les tiroirs sans s'étonner de ne rien trouver d'important. Minutieusement, elle inspecta le fond de chacun, glissant ses petits doigts sur toute la surface du bois pour trouver une rainure suspect, un mécanisme, ... Elle finit par trouver un double fond sur deux d'entre eux. Elle les mit de côté et rangea les autres. Elle trouva rapidement les documents qu'elle cherchait, attestant que son détenteur avait falsifié des documents et blanchi de l'argent pour le compte de bien des nobles. Dans ce double fond, il y avait de quoi faire tomber le faussaire et tout ses clients. Avec un sourire satisfait, elle les roula soigneusement dans un cylindre métallique avant de se tourner vers son comparse.

"A ton tour, je te suis !"





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Anva'ar Kordrak
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MessageSujet: Re: Acrobaties Nocturnes : Début d'une Rivalité   Mar 7 Juin - 21:25

Anva'ar eut un autre petit rire intérieur. "Il va vraiment falloir que j'arrête de faire ça." eut-il le temps de raisonner. Mais cette Galbuk commençait décidément à bien lui plaire. Il était plutôt rare de croiser un comparse voleur, et de plus elle semblait être une professionnelle.
    Cette dernière rengaina d'ailleurs sa dague, et voyant qu'il n'y aurait certainement pas de conflit direct, le Hajhira en profita pour faire de même. Elle enchaîna avec un hochement de tête et de belles paroles :

"Toi qui te targues d'être le meilleur voleur, sache que tu viens de trouver ton maître."

    Encore un rire intérieur, suivi d'un juron tout aussi muet. L'assurance avec laquelle elle s'était exprimée montrait qu'elle était persuadée de ce qu'elle disait. "Peut-être faudrait-il que je lui montre à quel point elle se trompe ?" se dit Anva'ar à lui-même, rempli d'une énorme prétention. De son côté, la Galbuk continua à s'exprimer.

"Ce que je cherche se trouve certainement dans cette pièce. Laisse moi quelques minutes pour le trouver et l'on explorera le reste ensuite, d'accord ?"

    Ne lui laissant même pas l'occasion de placer un seul mot, la petite se lança à l'assaut de la salle. Bizarrement, elle commença par s'intéresser au pieds du lit. Il n'était pas rare que les nobles cachent certains de leurs biens précieux dans des compartiments secrets, et Anva'ar était lui-même déjà tombé sur un faux pied de lit. Mais la prestance avec laquelle elle s'y est dirigée montrait bien qu'elle était professionnelle, et d'un haut niveau.
    La Galbuk trouva finalement un compartiment secret à l'intérieur du pied du lit, qu'elle accompagna d'une léger murmure de triomphe :

"Te voilà ..."

    Malheureusement pour elle le contenu de celui-ci ne sembla pas l'intéresser. Quelques pierres précieuses, sûrement de valeur, mais apparemment inutiles. A sa place, Anva'ar aurait fait de même : "La forme de ces gemmes était plutôt nulle ...". La voleuse les empocha et se dirigea vers un bureau qu'elle commença à vider. A la surprise ni de l'une ni de l'autre, ils étaient vides. Après tout qui était assez stupide pour cacher des objets importants dans les tiroirs d'un bureau. A moins qu'il y ait ...
    La voleuse Galbuk semblait avoir flairé les secrets, et avait découvert des doubles fonds au tiroir. Un grand classique de la cache de secret, qui commençait malheureusement à devenir de plus en plus fréquents. Où était l'intérêt de voler si toutes les cibles devenaient prévisibles. Anva'ar n'eut que le temps de réfléchir sur le fait que cela ressemblait presque à ce que dirait un assassin, avant que Jace ne réussisse apparemment à trouver ce qu'elle cherchait.
    Elle s'était emparée de documents, certainement importants. "Des secrets bien gardés ? De la corruption peut-être ? Du coup ça voudrait dire qu'elle est bien engagée par quelqu'un." pensa le Hajhira. Jace se retourna ensuite vers le Hajhira avec un sourire, avant de s'exprimer :

"A ton tour, je te suis !"

    "Parfait". Anva'ar commençait un peu à en avoir marre d'attendre. Bien sûr, cela lui avait permis d'observer ladite Jace, qui d'ailleurs ne l'avait pas vraiment fait attendre. Mais l'intérêt du vol, était pour lui dans l'action, dans le frisson ! Cela ne servait à rien de rester regarder quelqu'un faire tout le travail. Le Hajhira ne put s'empêcher de remarquer que la Galbuk s'était mise à le tutoyer. Cela lui arracha un autre sourire : il n'aurait plus besoin de la vouvoyer maintenant.

"Et bien, en avant !" lança-t-il à sa comparse avec entrain.

    Il sortit tout d'abord de la pièce, tout en faisant signe à Jace qu'il avait déjà exploré la pièce à leur droite. La gauche offrait la suite du couloir, d'où on pouvait apercevoir plusieurs portes, ainsi qu'un escalier au fond. Le Hajhira décida de commencer par la première porte. Tout en se dirigeant à pas feutrés vers la première porte, il observa le reste du corridor. Celui-ci était plutôt vide, à l'exception d'un ou deux meubles qui semblaient vides. Peu de gens entreposaient leurs affaires dans leurs couloirs, de toute façon.
    La première pièce était une autre chambre. Celle-ci était moins cossue que la première : montrant moins de faste, mais tout en restant bien décoré. Anva'ar inspecta les lieux en compagnie de la voleuse, ceux-ci ne semblant pas contenir beaucoup de trésors. C'est alors qu'il allait retourner sur ses pas qu'il aperçu du coin de l'oeil une sculpture en forme de Zhelix. Celle-ci ne devait pas valoir énormément, si l'on la compare avec les bijoux se trouvant à ses côtés. Mais Anva'ar adorait les animaux, et la finesse de cette sculpture était fidèle à l'animal de base. Ne se souciant pas de ce que penserait sa comparse de lui, il s'empara de la sculpture qu'il plaça dans son sac, en faisant attention à ce qu'elle ne soit pas endommagé.
    Ne jugeant pas nécessaire d'inspecter le reste de la salle en détail, il fit signe à Jace de continuer.
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Syphel
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MessageSujet: Re: Acrobaties Nocturnes : Début d'une Rivalité   Lun 13 Juin - 22:24

Tout le temps qu'avait duré son petit manège, elle avait sentit le regard du Hajira sur sa nuque, épiant et jaugeant l'habilité de ses gestes, évaluant ses talents en silence. Agissant habituellement seule et dans l'ombre, elle était peu habituée à être le centre de l'attention et la présence de son compagnon la mettait un poil mal à l'aise. Toutefois, sa confiance sereine en ses capacités lui permirent de ne rien laisser paraître et d'accomplir son travail avec brio.

"Et bien, en avant !" fit il tandis qu'elle cédait son tour. Son enthousiasme tira un sourire amusé à Syphel. Anva'ar était manifestement un homme d'action et il lui tardait de dénicher ses propres trésors.

"Très bien, à moi de te regarder travailler ..." songea t'elle, curieuse.

Docilement, elle suivit le Hajira à pas de loup, gardant une raisonnable distance entre elle et lui afin de s'éviter un douloureux torticoli. Par le passé, elle avait déjà rencontré de très grands hommes et si elle se tenait trop près, il lui était impossible de les voir correctement sans se tordre le cou. Sans compter certaines plaisanteries graveleuses auxquelles elle avait parfois fait face. "A la hanche hein ? Exactement la bonne taille .." avait-il dit avant d'éclater d'un rire gras. Syphel se remémora avec plaisir a quel point sa taille avait été idéale pour le punir de ces propos.

Reportant son attention sur le Hajira, elle entra à sa suite dans ce qui devait servir de chambre également. Un rapide coup d'oeil lui permit de voir qu'elle n'était pas si ostensiblement fastueuse que la première mais restait élégante. Cette chambre aurait pu contenir des objets de valeurs, mais Syphel n'eut pas la sensation qu'elle était occupée. Sans doute était-elle plutôt destinée à tenir lieu de chambre d'ami.

Alors qu'elle allait s'en retourner pour explorer la suite, le geste d'Anva'ar attira son attention. Elle le détailla brièvement, ainsi que l'objet qu'il fourrait précautionneusement dans son sac. De ce qu'elle avait aperçu, la petite sculpture était plutôt jolie, réalisée avec assez de talent mais ne devait guère avoir de valeur. Était-il plus collectionneur que voleur ? Syphel haussa les épaules et suivit l'injonction silencieuse de son comparse en rejoignant le couloir, son précieux cylindre cliquetant discrètement sur sa hanche à chaque foulée.

Brisant le silence, un grognement se fit entendre. Venant d'une aile perpendiculaire du couloir qu'elle venait de traverser, se tenant entre elle et Anva'ar, un Skura s'avançait, babines retroussées, l'air menaçant. L'animal était de taille moyenne, mais pour Syphel, il était très impressionnant du haut de ses 80 cm. On en trouvait pas ou peu dans la région et son maître -le vieux domestique ou le propriétaire de la demeure- devait le laisser aller dans la maison la nuit pour s'occuper d'éventuels intrus. Syphel jura à voix basse et porta la main à sa dague. Son regard allait du Hajira au Skura qui s'avançait vers elle, menaçant. Allait-il la laisser en plan avec ce fauve qui devait faire le double de son poids ?

Résolue à ne pas se laisser impressionner, elle assouplit sa prise sur son poignard et le tint fermement devant elle.

- Allez, approche .. on va pas y passer la nuit
, siffla t'elle, transformant sa peur en concentration.


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Anva'ar Kordrak
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MessageSujet: Re: Acrobaties Nocturnes : Début d'une Rivalité   Ven 24 Juin - 4:09

La petite statuette de Zhelix dans le sac d'Anva'ar l'alourdissait considérablement. Ses mouvement s'en verraient donc diminués. Mais Anva'ar n'en avait pas grand chose à faire. La sculpture était juste trop belle pour la laisser dans ce petit manoir perdu au fin fond de nulle part. Le Hajhira était cependant un peu déçu. Il n'avait pas pu montrer à sa comparse l'étendue de ses capacités. S'emparer de quelque chose sans efforts n'est généralement pas très intéressant, et il avait envie de mettre en place un petit "spectacle" pour Jace.
    Soudain, alors que les deux voleurs traversaient le couloir pour se diriger vers une autre pièce, un grognement se fit entendre en provenance d'une aile perpendiculaire au couloir. Une bête en sortit, à l'air canin et aux longs poils blancs. "Un Skura ? Si ça c'est pas une surprise ! J'avais lu qu'on en trouvait qu'en Aurikann ... Sûrement une énième excentricité de noble."se dit le Hajhira à lui-même en évitant de penser à la gravité de la situation. Combattre un Skura dans un espace clos comme celui-ci ne serait pas une très bonne idée ... De plus cela pourrait réveiller le gardien, et il était trop tôt pour que l'excursion se finisse.
    Le Skura se dirigeait vers la Galbuk d'un air menaçant. D'ici peu il lui sauterait dessus pour lui asséner un coup dévastateur de ses griffes ou de ses crocs. Jace s'était quand à elle saisie de sa dague, qu'elle tint fermement en direction de l'animal, tout en l'invectivant :

"Allez, approche .. on va pas y passer la nuit"

    Anva'ar se mit à réfléchir. Tuer l'animal semblait la solution préférentielle, de par son agressivité. Mais le cadavre de l'animal, ou tout du moins son absence se ferait sûrement vite remarqué par les occupants de la maison, alors que la disparition de certains objets prendrait plus de temps à faire sonner les sonnettes d'alarmes. Le Hajhira ne pouvait pas se métamorphoser en Skura pour tenter d'éloigner la bête devant Jace, ils ne se connaissaient que depuis quelques minutes et il ne lui faisait pas vraiment confiance ... Il opta pour une autre action.
    La bête lui tournait le dos et ne semblait pas avoir remarqué sa présence. Il en profita pour poser son sac sur le sol et se saisir d'une de ses dagues, tout en envoyant un regard à Jace et en lui faisant signe de ne pas bouger. Anva'ar se rapprocha du Skura à pas feutrés, en faisant attention de ne pas émettre de son. Avec sa proie en vue, l'animal ne remarquerait certainement pas son odeur. "Il suffirait juste d'un petit coup sur le sommet du crâne, ça devrait le calmer." pensa le Hajhira.
    Par chance, il y avait un buffet non loin. En faisant encore attention aux sons qu'il produisait, il monta dessus, puis se mit à invectiver le Skura :

"Hé, toi ! Regarde par ici !"

    Le Skura, étonné par la présence de cet autre humain, se retourne rapidement. Anva'ar jubilait : "Parfait !". Profitant de la surprise de l'animal, le Hajhira sauta du meuble et asséna un puissant coup de pommeau sur son crâne, l'étourdissant brièvement. Le voleur enchaîna avec un coup de pied circulaire dans la mâchoire de la bête, lui délogeant quelques dents, puis avec une maneuvre acrobatique impressionnante. Anva'ar fléchit ses jambes puis lança l'avant de son corps vers l'avant tout en élançant ses jambes vers le haut, afin d'effectuer un saut périlleux avant. Le saut périlleux fut achevé par un coup de talon effectuant une trajectoire en croissant de lune vertical, pour rencontrer la tête du Skura. L'animal fut mis à terre derechef, évanoui.
    Le Hajhira se redressa et s'épousseta, avant de se tourner vers sa comparse, un peu essoufflé mais tout sourire :

"Et bien c'était intéressant ! On continue ?"
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Syphel
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MessageSujet: Re: Acrobaties Nocturnes : Début d'une Rivalité   Jeu 30 Juin - 12:02

Syphel, se tenant face au Skura avec un air défi, n'en menait toutefois pas large. Si son compagnon décidait de l'abandonner à son sort, elle était faite. Soudain, discrètement, elle remarqua le Hajira dans sa vision périphérique qui lui faisait signe de ne pas bouger. Elle garda donc son regard fixé sur le Skura grondant, attentive à ses moindres mouvements alors qu'il commençait à se ramasser sur lui-même pour lui bondir dessus. "Vite, vite Anva'ar .. Quoi que tu fasses, fais le vite .." pria t'elle en silence, les sourcils froncés par le stress et l'attente.

Comme répondant à sa prière silencieuse, Anva'ar interpella le félin qui se tourna vers lui avec une grande vivacité, surpris. Néanmoins, le Hajira su se montrer plus vif et l'animal fut bien vite assommé par les soins de d'Anva'ar. Syphel regarda le Hajira qui elle devait la vie avec des yeux ronds. Elle siffla, impressionnée.

- Intéressant, hein ? Tu n'as laissé aucune chance à ce pauvre animal !

La Galbuk abandonna sa posture défensive et mit ses petits poings sur ses hanches.

- Je t'en dois une, l'ami ! Où as-tu appris ça ?

Avec un sourire amical, elle envoya une tape taquine dans le ventre du Hajira en passant devant, puisqu'il semblait vouloir continuer l’expédition. Elle espérait seulement ne pas avoir d'autres surprises de ce genre, bien qu'elle se doutait qu'Anva'ar venait d'affronter le meilleur moyen de défense du propriétaire du manoir.

Elle se pencha un instant au dessus de la bête qui comatait encore.

- Tu crois qu'on a combien de temps devant nous avant qu'elle sorte de son roupillon ?


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Anva'ar Kordrak
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MessageSujet: Re: Acrobaties Nocturnes : Début d'une Rivalité   Sam 2 Juil - 2:49

Anva'ar rayonnait d'une espèce de joie teintée d'orgueil. La figure acrobatique qu'il avait effectuée afin de mettre le Skura à terre avait certes été épuisante, mais ô combien satisfaisante ! Il avait en plus pu sortir une petite réplique, aussi utilisée pour dissimuler son petit coup de fatigue. Décidément cette nuit se passait très bien.
Quant à Jace, elle était restée un petit moment à fixer le Hajhira avec des yeux ronds "En même temps, on ne doit pas voir ça tous les jours, héhé.". Elle se ressaisit avant de lancer un sifflement approbateur :

"Intéressant, hein ? Tu n'as laissé aucune chance à ce pauvre animal !"

Anva'ar lui lança un sourire espiègle en guise de réponse, tout en se congratulant intérieurement. La Galbuk prit enfin une posture plus décontractée, avec ses poings appuyées sur ses hanches. Le voleur était plutôt content que sa comparse soit plus détendue. Une mauvaise ambiance pourrait avoir des effets catastrophiques dans un endroit comme celui-ci. Jace continua sur sa lancée :

"Je t'en dois une, l'ami ! Où as-tu appris ça ?"

"De rien ! Tu sais, quand on vit dans la rue, il faut vite savoir se défendre. Et quitte à devoir se battre, autant que ce soit avec classe, non ?"

La philosophie d'Anva'ar concernant le combat se résumait effectivement à se battre avec le plus de style possible, sauf s'il jugeait la situation critique. Cette façon de penser lui avait d'ailleurs déjà apporté pas mal d'ennuis, surtout au niveau physique. En couplant ceci, avec sa tendance à surréagir et à se mettre en colère facilement, on obtenait un mélange assez détonant, souvent annonciateur de problèmes.
Sa comparse Galbuk lui envoya un sourire plutôt sincère, et une bonne petite tape dans le ventre tout en lui passant devant. Elle en vint à se pencher au dessus du corps du Skura évanoui, qu'elle examina, avant de s'exprimer :

"Tu crois qu'on a combien de temps devant nous avant qu'elle sorte de son roupillon ?"

Le Hajhira prit le temps de réfléchir. C'était une question plutôt compliqué, et y donner une réponse précise prendrait pas mal de temps, ce dont il n'avaient pas beaucoup selon les estimations d'Anva'ar.

"Je dirais bien une bonne heure, voire moins. Peut-être plutôt trois quarts d'heure ... Ces bestioles sont plutôt résilientes. On ferait mieux de se dépêcher si on veut explorer le reste de la bâtisse !"

Anva'ar fit signe à Jace qu'il devrait se mettre en action maintenant, puis se mit à courir en tentant de faire le moins de bruit possible vers la salle d'après.
Celle-ci semblait être une salle des trophées, remplies d'artéfacts en tout genre. Des bijoux ornés, des vases précieux et bien d'autres, tous soigneusement disposés dans des vitrines, qui bizarrement n'étaient pas verrouillées. "Le propriétaire de la maison devait vraiment être sûr que personne ne trouverait cet endroit ... Ah les noblions, tous des imbéciles décidément.". La pièce était à part cela bien ornementée, avec des meubles de même facture que ceux trouvés dans les autres pièces. Tous ces objets n'inspiraient pas vraiment le Hajhira, qui ne fut satisfait que par la présence d'un sceptre orné de petite taille, ainsi que par plusieurs pierres taillées en forme de Griffon, de Sylkh, et même d'un animal qu'il n'avait jamais vu. Cette dernière piqua la curiosité du Hajhira, qui se promit d'acheter un bestiaire plus complet afin de déterminer de quelle créature il s'agit.
Une fois fini, Anva'ar s'adressa à la voleuse Galbuk :

"J'ai fini ! Hésite pas à te servir si tu veux. Enfin je veux dire, ça m'appartient pas, mais tu m'as compris."
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Syphel
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MessageSujet: Re: Acrobaties Nocturnes : Début d'une Rivalité   Mar 19 Juil - 12:10

"De rien ! Tu sais, quand on vit dans la rue, il faut vite savoir se défendre. Et quitte à devoir se battre, autant que ce soit avec classe, non ?"

Syphel haussa un sourcil perplexe. N'était-ce pas avant tout l'efficacité qui prônait dans un combat ? Cela dit, après la prouesse qu'Anva'ar venait de réaliser, elle ne pouvait que se ranger a son avis. Son style de combat lui donnait un certain panache, à la limite de l'excès toutefois. Et excessif, Anva'ar l'était certainement, songea Syphel en fouillant le regard du Hajira. Elle ne le connaissait pas, mais elle avait la sensation que son compagnon allait se révéler d'une compagnie aussi agréable qu'irritante, aussi rivale qu'amicale. Un sourire  sarcastique étira ses lèvres roses alors qu'Anva'ar annonçait la couleur : ils avaient peu de temps avant le réveil de la bête.

Sans réfléchir plus longtemps, Syphel s'élança le plus silencieusement du monde à la suite d'Anva'ar, qui la aguida jusqu'à une .. Salle des trophées ? Avec les documents que la Galbuks avait en sa possession, elle n'avait aucun doute sur la manière dont le propriétaire s'était procuré ces objets de valeurs .. Le troc d'esclave semblait profiter à ce nouveau riche malhonnête. Elle esquissa un sourire incisif en pensant qu'elle avait de quoi le confondre sous peu.  

Tout comme le Hajira, elle fit le tour de la "Boutique" sans réel intérêt, se moquant silencieusement de la trop grande confiance que l'aristocrate avait placé en sa maigre sécurité. Néanmoins, quittes a être là, elle jeta son dévolu sur une pince à cheveux élégante en or incrusté d"émeraude, représentant un bouton de Nuhen. C'était une fleur commune mais le rendu était délicat et discret, se perdant a merveille dans ses boucles rousses alors qu'elle la fixait sur sa crinière. Avec un sourire amusé, elle jeta un oeil à son reflet dans un miroir outrageusement ouvragé. La pince rappelait à merveille le mordoré de ses yeux. Satisfaite, son regard se posa sur les trouvailles de son compagnons. Manifestement, il aimait beaucoup les statuettes d'animaux.

"J'ai fini ! Hésite pas à te servir si tu veux. Enfin je veux dire, ça m'appartient pas, mais tu m'as compris."

Elle acquiesça en montrant l'ornement de ses cheveux.

"Ce sera tout pour moi, je crois que nous devrions filer au plus vite maintenant."


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Anva'ar Kordrak
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MessageSujet: Re: Acrobaties Nocturnes : Début d'une Rivalité   Dim 30 Oct - 0:08

La jeune Galbuk semblait s'être emparée d'une pince à cheveux dorée aux reflets verts, d'une certaine élégance. Cet acte étonna un peu Anva'ar, qui s'étonna de cette coquetterie de la part de sa comparse, mais n'en faisant rien. Après tout, c'était à elle de décider de ce qu'elle porte. "Même si je dois avouer qu'un truc comme ça, ça ne doit pas vraiment aider à passer inaperçu ...", se surprit-il à penser.
Après qu'elle lui ait fait signe qu'elle était prête à y aller, Anva'ar fit quelque pas en directions de la porte, avant de s'arrêter à l'entrée pour vérifier, par réflexe, s'il y avait quelqu'un de présent sur la scène. Le corridor était néanmoins vide, à l'exception de la masse de poils étendue sur le sol que représentait le Skura évanoui. Il fit un signe en direction de Jace, afin de lui signifier qu'ils pouvaient y aller.
En sortant de la pièce pour rejoindre celle d'à côté et continuer la recherche d'objets intéressants, le voleur lança un bref regard en direction de l'autre côté du couloir, juste par précaution. C'est là qu'il se rendit compte que quelque chose clochait. En effet, la bête, censée être évanouie ... était en train de remuer les pattes. Cette vision eut l'effet d'une douche froide sur le Hajhira : "Quoi ?! Déjà ?! Mais c'est pas possible, il devrait mettre plus de temps à se réveiller ! Pas le choix, il va falloir se tirer.". Il arrêta la Galbuk en la saisissant à l'épaule, tout en lui faisant signe de se retourner vers le côté du couloir avec le Skura, pointant du doigt la créature, puis l'autre côté du couloir.

"C'est pas bon ..."murmura-t-il à l'intention de la voleuse,"Il va falloir qu'on s'en aille, et vite fait : je pourrais pas dire à quel point il aura envie de se venger ..."

Tout en faisant signe à sa comparse de marcher doucement, Anva'ar se déplaça en faisant le moins de bruit possible vers le bout du couloir, espérant pouvoir y trouver une sortie. Ce n'est qu'alors qu'ils étaient à la hauteur d'escaliers descendant vers l'étage inférieur du manoir qu'ils entendirent un grondement en provenance du couloir. Le Skura s'était redressé, et semblait être en train de reprendre ses esprits. Ce n'était plus qu'une affaire de secondes avant qu'il ne les repère et les prenne en chasse. De ce fait, le Hajhira fit la seule chose qui lui passa par l'esprit. Il empoigna la main de Jace et se mit à descendre l'escalier quatre à quatre en la tirant après lui, tout en s'adressant à elle :

"Il nous a repéré, COURS !"

Anva'ar, agrippant toujours fermement le poignet de la Galbuk, arriva à la fin de l'escalier, et se mit aussitôt à descendre l'escalier adjacent pour arriver enfin au rez-de-chaussée. Heureusement pour eux, la porte d'entrée de la résidence se trouvait non loin, à quelques pas. Cependant, le Skura s'était mis à leur trousse, et ses grondements se faisaient entendre d'ici. "A ce rythme là il nous aura rattrapé dans même pas 30 secondes !"

"Pas le choix, on est obligés de passer par la porte d'entrée !, lança-t-il en direction de la voleuse, dont il avait lâché le bras il y a quelque secondes.

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Syphel
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MessageSujet: Re: Acrobaties Nocturnes : Début d'une Rivalité   Jeu 24 Nov - 20:46

Alors que son regard se promenait autour d'elle, Syphel sentit la main du Hajira se poser sur son épaule avec fermeté. Saisie d'un mauvais pressentiment, elle fit volte face avec une rapidité étonnante, toujours dans ce silence qui accompagnait le moindre de ses gestes. Ses yeux s'ouvrirent, ronds comme des billes, tandis qu'elle avisait les mouvements encore légers du fauve qui sortait de sa torpeur. Ses lèvres s'arrondirent sur un "O" stupéfait avant qu'une expression inquiète ne vienne assombrir son visage.

"C'est pas bon ..."murmura le Hajira. "Il va falloir qu'on s'en aille, et vite fait : je pourrais pas dire à quel point il aura envie de se venger ..."

La Galbuk se sentit parcourue d'un frisson glacé à la pensée de la fureur du félin à son réveil. Elle acquiesca imperceptiblement et emboîta le pas silencieux de son compagnon, compensant les grands pas de ce dernier par sa rapidité. Elle se pétrifia néanmoins lorsqu'elle entendit le grondement sourd du Skura dans leur dos, incapable de faire le moindre mouvement. Bien en pris au Hajira, il attrapa sa main et l'attira à sa suite. Rassemblant ses esprits, elle su maintenir le rythme de manière à ne pas ralentir Anva'ar, mais elle sentait son coeur battre a tout rompre dans sa poitrine, et son souffle affolé lui brûlait la gorge tandis qu'ils dévalaient les escaliers. Arrivés en bas, a quelques mètres de la porte, elle sentit l'emprise du Hajira se volatiliser et elle failli s'écrouler tant elle en avait demandé à son corps.

Rassemblant ses forces, elle jeta un oeil alentour et en arriva à la même conclusion qu'Anva'ar, qui gardait manifestement mieux son sang-froid qu'elle.

"Pas le choix, on est obligés de passer par la porte d'entrée !"

Sans patienter plus longtemps et vu la proximité des grognements, elle n'hésita pas une seconde à se ruer vers la porte d'entrée qui s'ouvrit sans protester lorsqu'elle tourna fébrilement la clef qui était restée dans la serrure. L'air frais du dehors lui frappa le visage comme une bonne claque. Elle laissa le Hajira se faufiler à sa suite et poussa la porte aussitôt qu'il fut passé, verrouillant cette dernière, de l'extérieur cette fois puisqu'elle avait pensé à garder la clef. A peine eut-elle finit qu'elle sentit la maigre porte vibrer sous les assauts des griffes du félin et sa terreur la fit vaciller avant de s'affaler au sol, les yeux rivés sur la porte qui tremblait mais ne cédait pas malgré les efforts du Skura. Reculant prestement sans prendre le temps de se relever, elle heurta le Hajira sans ménagement.

Elle comprit finalement qu'ils étaient hors de portée du danger : si la porte avait du céder, elle l'aurait déjà fait. Si les rugissements du félin étaient encore plein de hargne, ces tentatives contre la porte s'espaçaient déjà. Syphel laissa retomber sa tête sur l'herbe en un long soupir de soulagement. Elle s'accorda quelques secondes de répit avant de se relever.

- C'était moins une. Ne traînons pas dans le coin ! fit elle à l'adresse de son comparse en s'éloignant déjà vers les fourrés.




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Anva'ar Kordrak
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MessageSujet: Re: Acrobaties Nocturnes : Début d'une Rivalité   Lun 28 Nov - 0:04

La porte était le seul choix qui leur restait, alors que la présence du Skura se faisait de plus en plus menaçante dans leurs dos. La Galbuk se rua sur la porte, sur laquelle se trouvait toujours une clé. Le Hajhira nota l'étrangeté de ce fait, mais la bête qui les coursait constituait un problème plus urgent. La clé semblait tourner sans peine et la porte s'ouvrit vers la pénombre étoilée. Anva'ar se hâta de se faufiler à travers l'embrasure à la suite de sa comparse, suite à quoi elle poussa la porte avant de la refermer à clé.

Un grand fracas résonna alors que les griffes du Skura atteignirent la porte. Celle-ci trembla et ses gonds grincèrent, mais elle semblait tenir bon. Jace vacilla et s'affaissa, "Sous le coup de la peur, sans doute ?", raisonna le Hajhira. Mais elle ne perdit pas de temps à se relever et à s'éloigner de la porte, heurtant Anva'ar au passage. Ce dernier ne lui en tint pas vraiment rigueur, car bizarrement les rencontres avec des bêtes passablement mortelles n'ont généralement pas des effets positifs sur les gens. Il s'asseya à même le sol, alors que la Galbuk s'allongeait et reposait sa tête sur un matelas d'herbes. Elle se releva après quelques secondes, avant de se diriger vers les fourrés entourant la clairière, en faisant signe au Hajhira d'y aller.

Celui-ci se releva sans broncher, avant de commencer à la suivre. C'est à ce moment qu'une voix retentit de l'autre côté de leur position.

"Au voleur ! AU voleur !"

La silhouette d'un vieil homme se tenait dans l'encadrure de la porte d'un bâtiment situé à droite du manoir, d'où sortait de la lumière. Le vieil homme était vraisemblablement un serviteur chargé de garder la maison du maître en son absence. Anva'ar s'apprêtait à se retourner pour continuer son chemin lorsqu'il entendit le son d'une cloche résonner dans la nuit. Il fit demi-tour pour voir le même vieil homme, en train d'agiter une chaîne, sûrement relié à une cloche. "Une sonnette d'alarme ! C'est pas bon, ça !". Le voleur tendit l'oreille et scruta les alentours, avant de remarquer un autre bâtiment derrière celui d'où le vieil homme était sorti, de laquelle une faible lumière était apparue. C'est alors que la porte de ce bâtiment s'ouvrit à la volée et 5 hommes armés en sortirent, d'une démarche plutôt goguenarde. Il ne devait pas être habitué à sortir de nuit.

Le Hajhira jura intérieurement : bien sûr qu'il y aurait des gardes ! C'était une évidence ! Mais ce n'était pas le moment de se blâmer. La seule chose à faire était de fuir. Il fit un signe dans la direction de la Galbuk, qui semblait déjà s'être rendue compte de la présence des gardes, et qui était déjà entrée dans les bois. Anva'ar se jeta à sa suite dans la sombre forêt, espérant que le peu de visibilité empêche les gardes de les voir.

"On se retrouve à la lisière de la forêt ! Fais attention à toi !" lui lança-t-il.

Le voleur se mit à grimper au premier arbre qu'il jugea propice, et se mit à répéter les mouvements qu'il avait exercés plus tôt dans la nuit. C'est ainsi qu'après plusieurs minutes, il se retrouva à la lisière de la forêt, guettant des signes de la présence de sa comparse Galbuk.
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