Qu'importe l'instrument pourvu qu'on ait l'ivresse (PV ana)

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Lia Chante-Clair
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MessageSujet: Qu'importe l'instrument pourvu qu'on ait l'ivresse (PV ana)   Dim 29 Jan - 17:40


Pavryon, la ville des érudits s'étendait sous ses pieds. Le vent du soir, frais et léger agitait doucement les branches au dessus de sa tête. Devant elle passaient quelques hommes en toges tenant livres et parchemins qu'ils gardaient précieusement contre eux.

Lia était sortie prendre l'air. La journée avait été émotionnellement dure et elle avait dû se battre avec le conseil qui souhaitait ne pas la faire repartir en mission tout de suite. Comme si elle était soudainement devenue incompétente... Elle était passé voir son père et avait même pleuré devant lui... Cela faisait une éternité que ça n'était pas arrivé mais ça lui avait fait un peu de bien. Le vieil homme avait lui aussi  connu des pertes lors de missions et il avait trouvé les mots juste pour la réconforter.

Pour achever de se détendre, elle avait déambulé jusqu'à une petite place où se trouvaient quelques musiciens. Ces derniers venaient de commencer un morceau traditionnel de Mallagar que Lia connaissait bien. Elle ferma les yeux, laissant la mélodie s'imprégner en elle, ressortir de sa mémoire et de sa chair. Puis, elle sortit sa flûte de la poche, la portant à ses lèvres, se rapprochant des musiciens et en jouant doucement. Elle fut aussitôt intégrée à la troupe, comme si elle en avait toujours fait partie. Voilà pourquoi elle aimait Pavryon. Tant que le savoir faire était là, vous étiez bien accueilli.

La musique allait, de plus en plus rythmique et entraînante. Elle se prit à taper du pied sur le sol, commençant doucement à danser. Son camarade flûtiste se leva, l'accompagnant dans son mouvement. Petit à petit, un échange se fit, les deux instrumentistes glissants, bougeant l'un envers l'autre. Un grand humain et une petite galbuk, sous les rires du reste de la troupe. Un des percussionniste finit par se joindre à l'ensemble, ainsi que quelques spectateurs. Le claquement des pieds sur le sol, le chuintement des souffles avides d'air, le froissement du tissus... tout accentuait la mélodie et chantant dans la tête de la galbuk. Elle s'abandonnait au son, participant à sa force de sa danse, lui offrant sa respiration et son énergie. Elle souriait. Depuis combien de temps n'avait-elle pas dansé comme ça ?


Et puis, petit à petit, la musique s'estompa. Lia inspira un grand coup souriant au musiciens, se présentant brièvement. Il lui semblait qu'elle était ivre de fatigue et de son à telle point qu'elle manqua de se cogner contre quelqu'un en se retournant.

Une jeune humaine, au longs cheveux blancs... Elle s'inclina, bien bas avant de se redresser prestement.

-Veuillez excuser ma maladresse jeune dame.


Elle lui offrit un sourire heureux, de ceux qui naissent quand les soucis vous laissent enfin tranquille. Définitivement, être saoul de son était la meilleure des ébriétés.
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Anariel Enhor
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MessageSujet: Re: Qu'importe l'instrument pourvu qu'on ait l'ivresse (PV ana)   Dim 19 Fév - 23:30

- Ne...ne vous excusez pas, souffla Anariel. Vous n'avez rien fait de mal. C'est moi qui ne faisais pas attention.

Son cœur sautait dans sa poitrine, sans aucun contrôle. Réalisant que ses doigts tremblaient, elle joignit ses mains.

Cette femme dansait comme la lumière du soleil couchant sur l’océan. Elle était un tourbillon de flammes, de passion et de toutes les forces de la nature. Elle s’abreuvait de la mélodie, du pas enivré des danseurs et des claquements de mains du public euphorique. Sa façon de danser étourdissait, ensorcelait et fascinait. Elle dansait comme si elle était seule au monde, saoule du désir d’abandon.

En un certain sens, Anariel l'enviait. Peut-être pas sa petite taille et ses cheveux indisciplinés. Jamais elle ne s'imaginait devenir galbuk un jour. Ce qu'elle lui enviait, c'était de pouvoir être libre, et ça lui faisait prendre conscience du terrible fardeau qui la condamnait à ne jamais se joindre aux danses, jeux et aventures. Oh oui, comme elle l'enviait, cette petite dame ! Elle était tout ce dont elle rêvait et qu'elle ne connaîtrait jamais.

- Je ne savais pas que les galbuks étaient capables de danser. Je les ai toujours imaginé en train de...

Anariel s'enroula dans les pans de sa cape. Comme à son habitude, elle faisait preuve d'une extrême maladresse lorsqu'elle s'adressait à un parfait inconnu. Si elle cherchait à se faire discrète, ce n'était pas sans raison : en esquivant les rencontres, elle évitait de s'attirer des ennuis.

- C'était une belle prestation. Je n'aurais jamais pu faire de même. Je suis plus habituée aux livres poussiéreux qu'aux pistes de danse.
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Lia Chante-Clair
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MessageSujet: Re: Qu'importe l'instrument pourvu qu'on ait l'ivresse (PV ana)   Mar 21 Fév - 14:26

La jeune femme semblait très timide et réservée, à tel point qu’elle s’excusa platement. Elle tremblait légèrement, tentant de se contrôler en se tenant les mains ce qui tira à Lia un sourire plein de sollicitation. Ses yeux semblaient dire : oui jeune fille, je vous en prie, exprimez vous.


- Je ne savais pas que les galbuks étaient capables de danser. Je les ai toujours imaginés en train de...

La luthier haussa un sourcil. Oui ? De quoi ? Faire du ramdam dans leur ateliers ? Certes, ça aussi il savaient faire. Mais un galbuk incapable de danser… Ah, cette bonne blague ! Qu’elle vienne ne serait-ce qu’à un mariage et elle verrait si les galbuks ne savent pas danser !

La jeune femme semblait vouloir disparaitre dans les pans de sa capes tant elle la triturait avec attention.

- C'était une belle prestation. Je n'aurais jamais pu faire de même. Je suis plus habituée aux livres poussiéreux qu'aux pistes de danse.

Timide maladive, hein ? La galbuk soupira, la regardant d’un air un peu brut de pomme, amusé mais néanmoins compatissant. Elyakie ? Elle n’en avait pas l’allure. Nazhakin ? Elle serait sans doute plus à l’aise. A’ërith ? Elle n’en avait pas les dents… Quoi qu’elle était jeune encore. Elle pouvait très bien ne pas encore avoir subit la taille.

-Bah. Vous enfoncez pas plus. Vu vos manière vous devez être A’Ërith. C’est pas grave, ça arrive même à des gens très bien vous savez ! Et il est vrai qu’au niveau des vieux livres ils en savent un rayon. Après, connaître la paperasse et danser sont loin d’être deux choses incompatibles et je suis certaine que tant que vous n’aurez pas essayé vous ne pourrez pas savoir.


Elle lui sourit.

-Sur ce, je vous souhaite une bonne journée demoiselle !


Elle la salua et s’éloigna d’un pas assez décidé pour selon qu’elle ne savait pas ou elle allait. Elle ne pu tout de même s’empêcher de se retourner pour voir comment s’en sortait la jeune femme. Mal. La réponse était mal. Elle semblait perdue, toute fragile au milieu de la foule…

Lia soupira. Qu’est ce qu’il ne fallait pas faire tout de même !

Elle fit demi-tours, allant poser sa main sur l’épaule de la jeune dame.

-Bon. Vous avez l’air trop perdue pour être laissée seule. Vous aimez les vieux livres ? J’ai des choses à trier à ma guilde et j'ai besoins d'aide. Vous m’accompagnerez bien ?
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Anariel Enhor
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MessageSujet: Re: Qu'importe l'instrument pourvu qu'on ait l'ivresse (PV ana)   Dim 5 Mar - 14:26

- Je ne veux pas vous déranger, encore moins vous ...

Lorsque le regard franc de la galbuk croisa celui d'Anariel, cela suffit à changer son discours.

- Mais si vous acceptez ma présence au sein de votre guilde jusqu'à la reprise de mon voyage, je vous en serais infiniment reconnaissante.

Sans un mot de plus, elle la suivit, totalement perplexe, mais aussi ravie qu'une enfant à qui l'on venait de promettre une montagne de sucreries.

Anariel aimait beaucoup l’odeur des livres dont le cuir et le parchemin sentent perpétuellement la poussière ; ces mêmes livres usés jusqu’à la tranche, parce qu’ils portent en eux les émotions de ceux qui les ont écrit et de ceux qui les ont lu avant elle. Ils lui offraient un réconfort semblable à celui du son de la harpe à un musicien, ou des bons petits plats parfumés d'une femme à son tendre époux.

Elle avait passé à la bibliothèque d’Elmur un nombre incalculable d’heures à lire et étudier. Quand elle désirait se retrouver seule, c’était son lieu de repos. Depuis qu’elle avait entrepris son voyage à la recherche de la guilde de l’Amicale Anthropologiste Inter-Ethnique, elle n’avait plus eu l’occasion de feuilleter un seul livre. Pas un seul, si ce n’est son vieux carnet de notes, qui renfermait le fruit de nombreuses années d’études sur l’histoire de la magie et de ceux qui la pratiquent. Ce même carnet dans lequel elle rêvait d’y ajouter un jour les précieuses informations sur les Sans-visages.

Sur le chemin, Anariel garda un silence obstiné, se contentant de répondre aux quelques interrogations de son guide par de légers mouvements de la tête. Si cette pauvre petite dame espérait en apprendre davantage sur elle, alors c'était sans nul doute un cuisant échec. L'a'ërith n'avait pas pour habitude de se confier. Et encore moins à une parfaite inconnue. Pourtant, il ne fallut pas plus qu'un chemin familier et une grande porte en bois massif pour la sortir de son silence.

- Vous êtes membre de l'Amicale Anthropologiste Inter-Ethnique ? C'est là que vous m'emmenez ?

Elle s'arrêta net au milieu du chemin, comme frappée par la foudre, portant sa main à son épaule pour s'assurer que le pan de sa cape cachait l'objet de toutes ses craintes. Par Zanory, pourquoi avait-elle accepté de la suivre jusqu'ici ?

- Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée. La plupart des hommes qui arpentent vos couloirs en savent plus que moi sur tous les sujets de ce monde, voire savent des choses dont je n'aurais jamais imaginé l'existence. C'est un endroit pour les savants, pas pour les...gens comme moi.
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Lia Chante-Clair
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MessageSujet: Re: Qu'importe l'instrument pourvu qu'on ait l'ivresse (PV ana)   Sam 15 Avr - 10:45

Sur le chemin, Lia tenta d’amorcer un semblant de discussion, sans grand succès. La jeune femme restait muette, cloitrée dans son mutisme entrecoupé seulement de petits sons et hochement de têtes silencieux. Aussi abandonna-t-elle assez vite l’idée de converser et se contenta de marcher en direction des ‘’locaux ‘’ de la guilde.

Elle sourit dès qu’elle aperçut les lourds battants de bois, se retournant vers la jeune femme qui… Etait immobile. Son cerveau s’en était-il allé ?

- Vous êtes membre de l'Amicale Anthropologiste Inter-Ethnique ? C'est là que vous m'emmenez ? Je ne suis pas sûre que ce soit une bonne idée. La plupart des hommes qui arpentent vos couloirs en savent plus que moi sur tous les sujets de ce monde, voire savent des choses dont je n'aurais jamais imaginé l'existence. C'est un endroit pour les savants, pas pour les...gens comme moi.

Lia la regarda avec des yeux grands comme le monde, manquant de s’étouffer.

-Savant ? Un peu mais… Boarf, comme vous voulez. Je vous oblige à rien, après tout…

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MessageSujet: Re: Qu'importe l'instrument pourvu qu'on ait l'ivresse (PV ana)   


 
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